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La forêt de Metchic ravagée par les flammes

Un feu qui a pris son départ à Assif Tigrine a parcouru cinq hectares de pins d’Alep avant d’être circonscrit tard dans l’après-midi de samedi. Les services de l’APC, des forêts et de la Protection civile ont livré bataille des heures durant pour venir à bout du sinistre.

L’absence de pistes carrossables a rendu inaccessible aux sapeurs pompiers, la forêt en flammes. C’est au terme d’une âpre lutte manuelle à laquelle ont pris part les services précités appuyés par des citoyens volontaires, que la progression de l’incendie a été stoppée. Vers 19 h, des poches encore fumantes faisaient craindre un nouveau départ des flammes. La menace était palpable avec le vent qui soufflait sur la cendre incandescente. Un tel incendie a mis à nu les moyens rudimentaires et archaïques auxquels il est fait recours pour protéger le patrimoine forestier ( absence de postes de vigie pour repérer à temps, la première étincelle embrasant les bois et de moyens radios pour donner l’alerte nécessaire au déclenchement de la lutte). La même situation atteste aussi des piètres conditions dans lesquelles les forestiers et les soldats du feu sont à tout moment, appelés à lutter, notamment le handicap des reliefs difficiles d’accès. Les maigres moyens d’une autre époque encore d’actualité en 2007, renseignent de fort belle maniére de la place accordée par l’Etat à l’incommensurable ressource forestière. Ceci à l’heure où dans d’autres pays la surveillance de la forêt se fait par des radars ultra-sensibles qui détectent la moindre fumée et où la lutte contre les incendies requiert des colonnes mobiles équipées soutenues par des canadairs.

Z. F

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