Un patrimoine historique à l’abandon

De mémoire d’homme au niveau de l’un des plus anciens villages du arch Amcheddal, Ath Yevrahim, la mosquée érigée sur les hauteurs de Taddart, est l’un des témoins oculaires de plusieurs péripéties ; car ayant survécu à plusieurs siècles chargés d’événements. Selon certains connaisseurs de l’histoire de ce village, ce monument est construit bien avant l’arrivée des Turques en Algérie détruit puis reconstruit par ces derniers au courant du XVIIe siècle. Selon les mêmes témoignages concordants, c’est vers 1741 que la reconstruction de cette mosquée avait été achevée, revêtissant une architecture et des décors de l’époque. A présent, la construction qui fait encore office de mosquée, garde son aspect original et originel d’une imposante construction qui renseigne de l’intérêt qui lui est accordé au moment de son érection.

Cependant, la seule chose que les habitants de ce village ne semblent pas comprendre est plutôt le fait que cette mosquée se déteriore sans que les autorités compétentes ne semblent lui accorder beaucoup d’importance. Sur ce, ces derniers demandent à ce que des spécialistes en archéologie se penchent sur ce cas et par la suite, prévoir sa rénovation toute en respectant les normes universelles établies en la matière. D’autres qui sont plus conscients de l’importance des vestiges du passé, parlent de la nécessité de classement comme patrimoine de l’humanité de tout le village.

C’est dire que les responsables du secteur de la culture doivent se pencher sérieusement à ces monuments historiques. La procédure n’étant pas pour autant aussi simple, mais il reste important de souligner que, pour ce cas précis, la situation revêtit un caractère d’urgence, puisque ces vestiges du passé semblent indéniablement être exposés à des dégradations qui emporteront leur secret à jamais.

L. K.