« Enfin… » est le seul commentaire des citoyens de la ville de Aïn El Hammam, devant les travaux de bitumage que connait en ce moment la rue Colonel-Amirouche qui ont fait couler tant d’encre et de salive, depuis le mois de novembre dernier.
Depuis cette date, en effet, le quotidien des riverains est fait de boue ou de poussière, suivant les saisons. Nous avons vu sur place des engins des travaux publics en train de procéder aux dernières retouches nécessaires, avant la pose du tapis d’enrobé. Des sources au fait bien de ce projet, nous diront que les travaux seront achevés et la rue rouverte à la circulation dès vendredi, au plus tard samedi prochain. Ce qui est un record en soi, vu les différentes entraves rencontrées par l’entreprise obligée entre autres, de suspendre ses travaux deux fois par semaine, le mardi et le samedi, jours de marché, lequel se tient en plein centre-ville.
Par ailleurs, certains imprévus, comme l’éclatement de conduites d’eau n’ont pas facilité le travail des engins de l’entreprise Etro Boukais, chargée du projet. Par manque d’informations sur le sujet, celui-ci fait l’objet en ce moment, de tentatives de récupération de la part de certains, en vue d’une place sur l’échiquier électoral local. En réalité, le bitumage de la grand-rue « est inscrit, d’après notre interlocuteur, récemment, par la Direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) de la wilaya de Tizi Ouzou ». Cependant, quel que soit l’initiateur des travaux, ils seront réalisés avec les deniers de l’Etat et ce sont les Micheletois qui en seront les premiers bénéficiaires. Voilà qui mettra un terme à toute polémique sur le sujet. Quant à la question de la suspension des revêtements telle que préconisée par le wali, lors de sa dernière visite dans la région, elle ne se pose plus, puisqu’il a été tenu compte du passage du gaz de ville. Ainsi, des « fourreaux » vides, enfouis sous la route permettraient, le cas échéant, de faire passer les conduites, d’un trottoir à l’autre, sans avoir à creuser la chaussée. Le béton bitumineux prévu pour le revêtement de cet axe, devrait en principe satisfaire les plus exigeants.
Il reste à espérer que le mouvement de terrain qui affecte la ville ne remette pas en cause tous les efforts fournis et que les dépenses consenties pour la réfection des conduites AEP et d’assainissement aboutissent au résultat escompté, à savoir drainer convenablement cette partie de la ville et par conséquent permettre sa stabilisation.
Changer le paysage apocalyptique de cette rue est déjà un acquis pour les citoyens de Aïn El Hammam, qui ne croyaient plus voir cette partie de la ville remise en état.
Nacer B.