On reconnaît la bonne gestion dans une APC à travers le bon fonctionnement de ses services, particulièrement ceux qui interviennent quotidiennement pour assurer un minimum vital pour le bien-être des citoyens.
A cet effet, les services de la voirie et des réseaux divers constituent un miroir pour mesurer le développement d’une commune, car ils ont la tâche et le rôle de surveiller les réseaux d’assainissement d’eau potable, d’évacuation des eaux pluviales et surtout l’entretien des quartiers et des rues par le biais des agents de nettoiement.
Or, dans certains cas, des négligences sont constatées pour laisser place à la prolifération de toutes les formes d’insalubrité et d’atteinte à la santé publique, comme c’est le cas au chef-lieu de la commune de Aïn Zaouia où des citoyens nous ont fait part du débordement d’eaux usées au centre-ville. A l’origine de cette situation l’éclatement des conduites d’égouts traversant la rue menant vers la cité des frères Brahimi, plus exactement au carrefour situé sur la RN30.
En effet, une virée sur les lieux nous a permis de constater une eau noirâtre qui circule au milieu de la chaussée, offrant ainsi aux passants un spectacle désolant avec son lot d’odeurs nauséabondes.
Et pourtant, les commerçants et quelques habitants ont alerté à temps les autorités locales, lesquels après le constat établi par les agents du bureau d’hygiène communal n’ont rien fait à ce jour pour réparer au moins temporairement le réseau d’assainissement en question.
Cependant, selon nos informations, il s’agirait d’une ancienne conduite complètement vétuste à cause, dit-on, de l’urbanisation anarchique qui a caractérisé à l’époque le chef-lieu de la commune de Aïn Zaouia, notamment lorsqu’une construction s’érige en empiétant même sur les réseaux d’AEP et d’assainissement.
De ce fait, il est nécessaire pour l’APC d’établir un autre plan d’aménagement urbain, en créant un nouveau réseau qui permettra d’éviter des situations, dont la gravité menace la vie même des citoyens surtout en cas d’apparition de maladies à transmission hydrique.
M. Haddadi
