Naissance d’un collectif de chômeurs

Comme il était prévisible, les passe-droits et autres pratiques sournoises caractérisant le secteur de l’emploi, notamment au niveau de la région, un groupe de jeunes chômeur représentant les différentes localités relevant de la daïra de M’chedallah, vient de voir le jour. L’initiative qui annonce un durcissement de ton de la part de ces jeunes, vient en réaction à des anomalies relevées dans la façon de traiter les dossiers des demandeurs d’emploi par les organismes concernés. Ainsi, dans un communiqué rendu public le mardi passé, et signé par le CCDM (Collectif des chômeurs de la daïra de M’chedallah), un appel a été lancé à tous les chômeurs de la circonscription pour joindre leurs efforts et se battre contre ce qui est qualifié d’injustice à leur égard. Les rédacteurs du communiqué qui se disent scandalisés regrettent le fait que «l’entreprise de bureaucratisation, de népotisme et des passe-droits continue son œuvre destructrice qui ne cesse de pousser nos jeunes à la révolte » qui est, selon le communiqué « Seul moyen d’exprimer leur ras-le-bol et de faire face aux potentats qui s’érigent en véritables caïds ». Cela avant d’ajouter qu’ »à M’chedallah, comme par ailleurs, la situation est plus qu’explosive, mais les différents responsables in « compétents » s’entêtent à poursuivre leur œuvre selon le procédé classique de « Beni- Ammisme » ».

Pour certains membres de ce collectif que nous avons rencontrés, la goutte qui a fait déborder le vase est l’organisation, récemment, d’un concours au niveau de l’ANEM et qui consiste en le recrutement au profit de l’agence locale d’un économiste, un juriste et un psychologue et dont les résultats sont avérés négatifs dans la mesure où aucun candidat de cette région n’a été retenu. Sur ce, les contestataires dénoncent le fait que ceux ayant participé à ce concours ne sont pas autorisés à repasser le test. Ce qui est perçu comme étant une exclusion de ces candidats. Le communiqué mentionne par ailleurs que «le dernier concours organisé en vue du renforcement des effectifs de l’ANEM a vu l’exclusion des seuls candidats issus de la daïra de M’chedallah, au moment où, par ailleurs, ça semble se dérouler dans de bonnes conditions. Cela en plus du conditionnement injuste de toute participation ultérieure». Selon les membres dudit collectif, la situation risque bien de se corser si les responsables compétents ne prennent pas les mesures conséquentes à même de les rétablir dans leur droit. Ainsi, nous avons appris que ce collectif s’apprête à saisir les différents responsables concernés, dont le chef de daïra et les responsables de l’ANEM.

L. K.