Avant-hier entre 20 h et 20 h 20, aux alentours de Souk-El Had (15 km au nord-est de Boumerdes), la horde islamiste a fait simultanément exploser deux bombes, l’une au passage d’un train transportant du carburant et l’autre contre une villa abandonnée pressentie par l’ex-GSPC comme lieu de transit des forces de sécurité.
Les faits: la première bombe de fabrication artisanale a explosé au passage du train en question, se dirigeant vers l’Est du pays. L’explosion, entendue à plusieurs kilomètres à la ronde, a provoqué, a-t-on indiqué, le déraillement des neuf wagons dont trois contenaient des produits inflammables. Le tronçon ferroviaire a été endommagé sur une longueur d’une trentaines de mètres. L’on ne déplore, à cet instant précis, heureusement aucune victime.
Des patrouilles de l’ANP et de la gendarmerie sont intervenues immédiatement, en même temps que les services de la Protection civile. Mais un quart d’heure plus tard, une autre bombe artisanale sera actionnée à distance par les terroristes, au moment où les forces de sécurité s’approchèrent d’une maison abandonnée.
Les éclats de cet engin meurtrier ont blessé légèrement un militaire, a-t-on signalé.
Ledit tronçon ferroviaire n’a pas été encore rétabli, à l’heure où nous mettons sous presse. La veille, un train en direction d’Alger fut contraint de s’arrêter au niveau de la gare de Lakhdaria. Les voyageurs furent mis dans l’obligation d’emprunter d’autres moyens de locomotion pour rejoindre la capitale.
Entretenant constamment leur nuisance dans la contrée précitée, les factions locales de I’islamisme armé, ayant sans nul doute des connexions avec la maffia politico-financière, ont ciblé à maintes reprises l’axe ferroviaire en question.
L’on se rappelle, particulièrement de l’attaque à l’explosif perpétrée par l’organisation terroriste, la veille du 1er mai 2004, contre un train transportant des matériaux de construction au niveau des gorges de Lakhdaria.
Bilan : le conducteur de la locomotive grièvement blessé alors que 11 wagons furent fortement endommagés.
Oued Assatfa, Timizar et l’entrée ouest de l’ex-Palestro ont été eux aussi entre 2002 et 2005, à intervalles réguliers, le théâtre d’attentats similaires ciblant la voie ferrée. Parallèlement, la politique de terre brûlée orchestrée par l’islamisme ciblait aussi des carrières d’extraction du granit, des exploitations de viticulture, et ce en plus du racket à outrance des villageois.
Diaboliquement, l’ex-GSPC veut inscrire sa guerilla dans la durée en ronflouant constamment ses caisses
Salim Haddou