Grève illimitée au CFPA

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Cette cessation collective du travail décidée par les salariés exerçant dans cet établissement est tributaire de la précarité et de l’anarchie qui se sont définitivement installées.Le recours à cette décision extrême est venu comme ultime tentative afin de faire pression sur la direction qui n’a pas daigné écouter, au moment voulu, les doléances des travailleurs auxquels une fin de non-recevoir a toujours été réservée.Mais, nonobstant les problèmes socioprofessionnels qui ne manquent guère, l’ensemble des travailleurs que compte cet établissement a, cette fois-ci, engagé un bras de fer avec l’instance dirigeante pour l’amener à mettre fin aux agissements jugés néfastes d’un de leurs collègues.La personne incriminée, accusée nommément dans la déclaration qui nous a été remise a fait l’objet de plus de huit rapports dénonçant ses agissements et son comportement peu orthodoxe.Coupable d’agressions physiques, d’insultes verbales et de menaces en tout genre, l’agent dont il est question a, parait-il, «la gâchette facile» et ses dépassements ne se comptent plus.Le personnel dans sa globalité demande son départ pur et simple et jure par tous les saints «qu’aucune reprise de travail n’aura lieu tant que ce monsieur continue d’exercer dans cet établissement».Le secrétaire général de la section syndicale affiliée à l’UGTA, nous a fait savoir que «de tels comportements condamnables reflètent l’absence de tout ordre régissant le secteur de la formation professionnel le dont le provisoire et la précarité sont devenus légion». Quand on sait qu’au niveau de la wilaya de Bejaïa, les affaires courantes de ce secteur sont gérées par un directeur intérimaire depuis le mois de septembre 2003, il est bien légitime d’avancer que la situation est vraiment critique.En attendant une éventuelle solution, les stagiaires sont chez eux et les travailleurs se morfondent tant ils ne voient rien venir.

A. M. A.

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