Une œuvre divinement sculptée

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En empruntant la RN9, rénovée et dédoublée, les plages se succèdent en contrebas, tout au long du tronçon, sous un ciel gris acier, ce jour là mais bleu méditerranéen à l’accoutumée.

A 25 km de Béjaïa et à l’entrée d’un tunnel creusé à même le roc, la coquette ville d’Aokas nous accueille instantanément oubliant la Grande Bleue.

La lumière du jour perd ses éclats à l’entrée du tunnel et à mi-distance de cette œuvre humaine un panneau lumineux sur lequel on peut lire, “Grotte féerique d’Aokas” soulève, d’un coup, la curiosité et attire notre attention.

Découverte en 1962 par une entreprise franco-italienne chargée à l’époque des travaux de réalisation du tunnel, la Grotte féerique d’Aokas fut laissée à l’abandon pendant plus de deux décennies.

En 1984, l’APC d’Aokas procéda à l’aménagement du site et à son ouverture aux visiteurs. Avec plus de 100 visiteurs par jour, venant des quatre coins de l’Algérie, mais également de l’étranger, la grotte féerique d’Aokas ne désemplit pas. Une fois à l’intérieur, on découvre un endroit digne d’un conte de fée, à la fois merveilleux et enchanteur… Bref, c’est une œuvre d’une main divinement artiste.

D’une superficie totale de 300 m2 les diverses formes, humaine, animale, végétale… imitées par la cristallisation des calcaires ou le phénomène du goutte à goutte.

Ainsi, des stalactites formées par des concrétions calcaires qui descendent de la voûte et des stalagmites qui partent du sol de la grotte invitent les visiteurs à un monde imaginaire.

Allant de la grande salle où le salon pour aboutir à l’embouchure gardée par un caniche en passant par l’incontournable lac des vœux et la salle de musique, l’itinéraire est agrémenté par les explications du guide, lequel donne une vie aux diverses formes imitées.

Outre sa féerie, le site génère dix (10) postes d’emplois temporaires (saisonniers) et constitue une ressource non-négligeable pour la commune d’Aokas.

Dalil Saïche

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