Le passage des troupes folkloriques dans le cadre du Festival arabo-africain a éveillé le vif intérêt des badauds de Larbaâ Nath Irathen. Les troupes ont défilé à travers la ville, chacune avec ses costumes et ses sonorités propres, Bechar a ouvert la procession avec les membres de sa troupe « Khettara » venu nombreux.
Une bonne dizaine de danseurs accompagné de cinq femmes à la chevelure d’ébène, forment cette équipe, qui a eu déjà à se produire dans des festivals à travers le territoire national. Dirigées par Abdelmadjid Zenani, les troupes ont battu les rues de la ville aux sons des rythmes forts du tbel et du guellal. La troupe de Palestine composée de jeunes gens enthousiastes, lesquels dansaient et chantaient comme pour exorciser mille maux. Salah Nasser dirige cette bande venue de Syrie où elle est établie, son répertoire est composé de chansons patriotiques et folkloriques puisées de la tradition palestinienne. « Nous tenons à ce que notre culture survive aux durs moments que notre pays traverse et surtout à pérenniser notre patrimoine » affirme M. Nasser. Les jeunes gens de Khettara sont habillés de gandouras noires et blanches, ils maîtrisent à la perfection l’art de la danse traditionnelle. Cette troupe a été fort remarquée, aussi bien par ses rythmes endiablés que par ses danses élaborées mimant les rites agraires. Leur passage a été malheureusement trop rapide ; ils n’ont eu droit qu’à une dizaine de minutes de représentation à la salle Omnisports de la ville. Par ailleurs, M. Zenani affirme que sa troupe ne bénéficie que de 20 000DA de subventions par an de la part des instances culturelles de Bechar !
Amarouche
