La Dépêche de Kabylie

Le comité de préparation installé

En grande pompe, et en présence d’invités de marque, entre autres le directeur général de la DGSN, Ali Tounsi, ainsi que Réda Hamiani, président du FCE, Rahmani a fait un exposé de la nouvelle politique du Gouvernement, rentrant dans le cadre de la relance du secteur du tourisme.

Un secteur classé, d’ailleurs, prioritaire par l’exécutif. Dans un discours franc, et destiné, comme le dit Rahmani, à divers partenaires, susceptibles d’apporter une nouvelle vision du tourisme, le ministre s’est dit engagé, au nom du gouvernement, à valoriser ce secteur, qui est considéré, à plus d’un titre, comme un véritable facteur de développement, mais aussi source de création de richesses et d’emplois.

D’où la création de ce comité. Ce dernier est constitué de cadres du ministère du Tourisme, d’expert et surtout de consultants et bureaux d’études. L’orateur fera remarquer que celles-ci « s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des programmes d’actions du secteur, articulés autour des cinq dynamiques ». Il s’agit de la valorisation de la destination Algérie, indique le ministre, en vue de favoriser la production d’une offre touristique diversifiée en termes de qualité, mais innovante. A ce titre, le chargé du tourisme au sein du gouvernement, s’est dit désolé du fait que notre pays s’est vu classé dernier en termes de destination au niveau maghrébin.

A cela s’ajoute, le développement de l’émergence de pôles d’excellence du tourisme appuyés par un plan de promotion de la qualité des produits et de marketing de la destination touristique. Sur ce point précis, le conférencier, a tenu à souligner que des « villages touristiques d’excellence seront créés l’année prochaine, soit en 2008 », et ce, à travers le territoire national. A la faveur de ces assises, on démontrera que l’Etat tient à la mise en œuvre d’un autre plan, ayant trait à la qualité du tourisme, en vue, dit Rahmani, de produire une offre d’excellence labellisée pour répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante. Le quatrième axe, n’est autre que la mise en application d’un partenariat public-privé qui vise, selon la même source, la mobilisation de tous les acteurs activant dans le domaine du tourisme, un secteur, ajoute-t-elle, transversal par excellence.

Enfin, le dernier point, concernera le développement d’une stratégie de financement opérationnel dans le secteur du tourisme, dans l’objectif, « d’accompagner les opérateurs et les investisseurs par des mesures de soutien et d’incitation adaptées à la nature et la consistance de l’investissement touristique » a-t-il argué. Mais quel est donc le but de ces assises ? La réponse du ministre est globalement axée sur l’approfondissement de la réflexion, dans le souci de jeter les fondements d’un développement durable du tourisme dont l’action portera, primo, sur l’innovation et l’amélioration de l’offre touristique et, deuxio, de se doter de la visibilité nécessaire à la conduite de renouveau du tourisme national. « Les assises seront organisées en deux étapes, la première au niveau régional et concerneront huit régions durant la période allant du mois de septembre au mois de novembre prochain », a-t-il précisé, ajoutant dans le même sillage, que la deuxième étape sera consacrée aux assises nationales qui se dérouleront à Alger dans le courant du mois de décembre. S’agissant des participants, Cherif Rahmani fera savoir que ces rencontres verront la présence des walis, d’entreprises de gestion touristique et hôtelière, investisseurs, de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie. N’en restant pas là, l’orateur, a annoncé la confirmation de la participation des institutions bancaires et financières.

Concernant par ailleurs, le comité installé hier, il a la charge, en se référant aux propos de Rahmani, d’assurer, d’une part, la coordination des actions inhérentes à la préparation de ce rendez-vous, et d’autre part, l’expertise, la validation et réappropriation du développement, touristique à l’horizon 2025. « Le rôle assigné à ce comité, est d’écouter, enregistrer et confronter par le débat participatif des propositions suggestives des acteurs et partenaires œuvrant pour le développement  » a-t-il conclu.

Salah Benreguia

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