Un médecin pour les unités de soins

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La couverture sanitaire de la population reste insuffisante pour cette commune de près de trente mille habitants, l’on compte seulement deux médecins du secteur public et un praticien privé.

Il existe en outre un centre de santé et quatre unités de soins réalisés dans les grands villages, tels Tafoughalt, Aït Attella, Tachtiouine et Iâllalen. Si jusqu’à la fin des années 90, ces dispensaires, s’il convient de les nommer ainsi, recevaient la visite d’un médecin généraliste, depuis près de douze ans, cette prestation dont bénéficiaient gratuitement les habitants des zones rurales a été suspendue pour diverses raisons.

Cet état de fait pénalise énormément les couches les plus démunies. Le patient ne doit pas seulement débourser les honoraires versés au praticien, mais aussi les frais de transport pour se rendre jusqu’à Aït Yahia Moussa ou encore Draâ El Mizan.

Dernièrement, un médecin a été recruté dans le cadre du pré-emploi pour assurer les consultations au niveau des unités de soins de la commune. Mais, “il vaut mieux cela que rien”, nous a déclaré un patient rencontré devant l’unité de soins du village de Tafoughalt.

“Nous allons essayer de convaincre les responsables du secteur de recruter un autre médecin”, nous a fait savoir un membre du mouvement associatif. Au moment où nous avons accosté le patient devant le dispensaire, il nous a été donné de constater que les travaux de réalisation d’une clôture en dur ont été lancés. “Si cette clôture est accordée pour notre unité de soins, nous attendons des autorités de passer aux autres réfections, telle la peinture”, nous a répondu un membre du comité Tadukli n’Tughalt.

Effectivement, l’unité de Tafoughalt tout comme les autres, n’a subi aucune restauration depuis des années. La population d’Aït Yahia Moussa attend beaucoup du nouveau directeur du secteur sanitaire, en vue de porter des améliorations dans le volet sanitaire lequel n’est pas reluisant.

Nous avons appris que la radiographie du centre de santé sera opérationnelle à partir du mois d’octobre prochain, après des années d’hibernation.

Amar Ouramadane

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