Les boulangers montent au créneau

Ce dernier met en exergue la sensible augmentation des prix du blé, ces derniers temps, sur les marchés mondiaux. Selon lui, les prix d’une tonne de blé est passée de 150 dollars en juillet de l’année passé à 352 dollars en juillet 2007. Du point de vue des boulangers, cette augmentation du prix du blé revient à la forte nouvelle offre d’achat de la part du Maroc, victime d’une sécheresse au printemps dernier, ainsi que de l’Egypte qui a lancé un appel d’offres pour l’achat de

50 000 à 60 000 tonnes de blé. Du point de vue des boulangers, cette augmentation des prix de cette céréale est suffisante pour justifier la revue à la hausse de la subvention de la part de l’Etat afin d’éviter la pénalisation du citoyen par l’augmentation du prix de la baguette. Admettant que l’Etat subventionne, déjà, les prix du pain, l’organisation des boulangers la qualifie toutefois  » d’insuffisante  » et ne permet pas d’affaiblir la hausse des prix du blé, le représentant des boulangers affirme que les pâtissiers bénéficient de cette subvention exclusive car ces derniers peuvent augmenter les prix de leurs produits, ce qui n’est pas le cas pour les boulangers qui sont tenus d’appliquer les prix fixés par les autorités. Afin d’éviter l’augmentation de ce produit de base pour la plupart des Algériens, plusieurs formules sont proposées pour amortir les pertes des boulangers et la hausse des prix. La première consiste en l’augmentation du montant de la subvention, comme il été le cas pour les producteurs du lait qui profitent de 15 dinars par litre de lait produit, ainsi que les boulangers proposent la réduction des impôts qu’ils versent annuellement au Trésor public, ou bien baisser les taxes sur l’énergie ( électricité, gaz, gazoil…).

Cette montée au créneau des boulangers, nous fait rappeler la menace de recourir à l’arrêt de la production de la part des producteurs du lait, tout en jugeant la subvention de 10 milliards de dinars accordée par l’Etat d’ »insuffisante.  » L’augmentation des prix de ces deux produits, qui forment l’alimentation de base pour la plupart des familles algériennes, priver ces derniers de leur besoin vital peut avoir de mauvaises conséquences pour la stabilité du front social.

Lynda Louifi