Pour les autorités communales, le quota de cette année est en deçà de ceux des dernières années. «Durant plusieurs années, nous servions plus de mille colis alimentaires aux démunis et aux nécessiteux. Vraiment, pour ce mois de Ramadhan, nous avons moins de la moitié du nombre des demandeurs. C’est pourquoi nous avons deux conditions pour choisir les bénéficiaires. Nous avons notre fichier du filet social et avons confectionné la liste des bénéficiaires, en prenant d’abord les handicapés puis ceux bénéficiant de l’AFS», nous répondra, d’emblée, M. Brahim Moussaoui, en sa qualité de chargé du filet social.
Au total, le montant de cette aide s’élève à 193 millions de centimes répartis comme suit : 170 millions de la Direction de l’administration locale (wilaya), 60 millions de centimes de l’APC sur budget communal et 33 millions de la Direction de l’Action sociale. «Nous avons, donc, comme toutes les autres communes conçu des chèques de 6000 dinars pour chaque bénéficiaire», nous expliquera le même interlocuteur.
Celui-ci ajoutera que l’argent est déjà versé et qu’environ 200 dossiers sont retenus au cas où il y aurait des aides alimentaires de la part des bienfaiteurs. «Un chèque de six mille dinars ne permettra pas aux familles nécessiteuses d’acheter tous les produits de base qu’on leur servait avant. Parce qu’il faut dire que lorsque les achats étaient groupés, les prix appliqués par les fournisseurs sont ceux du gros alors que, maintenant, le bénéficiaire va les acheter au prix du détail», estimera un agent communal chargé des marchés des produits alimentaires, il y a de cela quelques années.
En tout cas, si verser de l’argent aux bénéficiaires est un moyen de les libérer des lenteurs administratives d’avant cette décision, il n’en demeure pas moins que cette aide de 6000 dinars paraît insuffisante eu égard à la cherté de la vie et à l’érosion du pouvoir d’achat. «Nous avons aussi vingt enfants à circoncire à l’hôpital Krim-Belkacem de Draâ El Mizan. Fort heureusement, nous avons des associations caritatives qui activent dans les villages de la commune. Elles prennent en charge quelques enfants issus des familles nécessiteuses et aussi quelques couffins de Ramadhan», conclura ce chargé du filet social. Il est à noter aussi que de jeunes bénévoles se préparent et s’affairent comme d’habitude à ouvrir le restaurant «Errahma», au chef-lieu de la commune, avec le concours de bienfaiteurs et d’âmes charitables.
Amar Ouramdane

