De l’eau S.V.P.

L’eau, cette source vitale, sans laquelle la vie n’existerait pas, est devenue pour les habitants du village d’Ath Abdellah Ouali un luxe qui ne cesse de perturber leur quotidien. Sachant que ces derniers n’ont pas d’eau dans leurs robinets depuis des années et souffrent de la rareté des sources et surtout de la cherté des citernes, qui ne sont accessibles qu’aux nantis, qui les achètent à un prix qui n’est pas du tout à la portée des petites bourses lesquelles, se rabattent sur les ânes pour transporter leurs jerricans et autres récipients. Malgré les projets d’adduction en eau potable dont a bénéficié ledit village ; la conduite faite et refaite, des puits creusés par-ci-par-là, les citoyens restent toujours dans l’attente du jour où ils auront de l’eau dans leurs robinets comme tous les Algériens. Cette situation insupportable pèse lourd sur les enfants qui, au lieu de passer les vacances sur à plage ou prendre leur temps pour réviser, puisque la rentrée scolaire se profile déjà à l’horizon, ils sont contraints de transporter l’eau… bref, ils font le travail des adultes. Qui tire profit de cette situation ? Tous, sauf le pauvre villageois qui continue à avoir soif et personne ne s’intéresse à sa misère, même les élus locaux qui semblent occupés par d’autres soucis. Ainsi, les années passent et les autorités locales restent dans leur phénoménale hibernation et ce, malgré les multiples doléances de la population. Ces autorités révoltent les villageois par leur absence. Ainsi, l’APC est devenu aux yeux de la majeure partie des habitants de la commune d’Ath Rached juste un lieu où se faire délivrer la paperasserie.

F. S.