l Certains villages de la commune de Tifra, à l’exemple d’El Kalaâ Bwedda, font face depuis quelques temps à un phénomène inhabituel : la présence importante d’une population de singe magot. La présence de ces primates serait passé inaperçue, n’étaient-ce les dégâts qu’ils occasionnent aux cultures. Dans leur recherche effrénée de nourriture, ils s’en prennent à tout arbre ou arbuste pouvant constituer une source de nourriture. Vignes, poiriers, pommiers, figuiers de barbarie… la désolation se constate partout. « Nous avons voulu, en cette période estivale, goûter aux fruits du cactus, mais c’était sans compter sur cet animal destructeur ! », nous déclare Mohand Arezki Ghout, qui lance à l’occasion un appel aux autorités afin qu’elles apportent une solution à cette « invasion » simiesque. « Notre village est infesté par une population de singes évaluée à quelque 250 individus, on doit trouver rapidement une solution avant que les choses ne se gâtent. Les services concernés doivent se déplacer sur les lieux pour examiner la situation. On ne peut pas accepter que nos récoltes agricoles soient ainsi « bêtement ravagées », ajoute l’ex-P/APC de Tifra. La présence de ces singes dans la région est vue comme un danger par certains et comme une distraction par d’autres, notamment ceux qui n’ont pas encore eu affaire à la furie destructive de ces animaux.
Boualem B.
