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Trente travailleurs contractuels attendent leurs salaires

Le marché de l’emploi est fermé. Cependant pour des raisons de service, certaines municipalités continuent à recruter sous contrat, des travailleurs pour des durées de trois mois renouvelables. Environ une trentaine de travailleurs embauchés dans ce cadre à l’APC de Aïn Zaouia, sont aujourd’hui dans l’expectative. Nos seulement ils risquent de perdre cet emploi temporaire et précaire, mais ils ont en outre travaillé sans être payés. Grande fut leur surprise dernièrement au moment, où on leur a signifié que leurs traitements pour le mois de juillet – qu’ils ont pourtant accompli – étaient rejetés par le receveur de la Recette intercommunale de Draâ El Mizan. “Nous n’en avons pas été informés. Aucune décision d’arrêter nos contrats ne nous a été notifiée. Nous avons continué et nous continuons à travailler normalement même durant ce mois d’août”, nous a déclaré l’un d’eux qui attendait pour retirer son salaire au bureau de poste de la localité. Nous avons appris d’une source proche de l’APC, que cette catégorie de travailleurs qui rend de nombreux services à la collectivité, a été malheureusement de tout temps confrontée à ce genre de situation. Y a-t-il au moins une réglementation pour gérer ce genre de cas ? se demande-t-on. L’un de ces infortunés nous a déclaré qu’il occupe un poste de contractuel depuis des années. A quelques jours de la rentrée scolaire, certains pères de famille déjà laminés par le pouvoir d’achat, qui a connu une érosion sans précédent, avec la hausse des prix de tous les produits de base, ne savent plus où donner de la tête. “Leurs mandats de paiement ont été établis comme pour le reste des autres employés. On ignore le pourquoi de ce rejet”, nous a confié une source proche de l’APC qui a requis l’anonymat. “La raison invoquée serait liée à l’absence d’un plan de gestion du personnel. On parle aussi d’un déséquilibre budgétaire communal”, enchaîne notre source. En tout cas, devant une telle situation, ces travailleurs se trouvent désemparés. Ils réclament d’être au moins payés pour la période travaillée. Il y a lieu de rappeler qu’à la fin du mois de juin, 48 travailleurs contractuels ont vu leurs contrats arrêtés par l’APC de Boghni en dépit de leurs services loyaux rendus à la collectivité.

Amar Ouramdane

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