Un décret présidentiel… pour baisser le prix de la pomme de terre

La dernière flambée des prix de la pomme de terre n’a pas laissé indifférentes les plus hautes autorités de l’Etat. Pour preuve : le premier magistrat du pays a décidé, par voie d’un décret présidentiel, d’exonérer les importateurs de ce tubercule des droits de douanes et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais uniquement pour une période bien déterminée, à savoir du 20 août passé jusqu’au mois de novembre prochain. Entré en vigueur depuis avant-hier lundi, le texte en question permettra, à coup sur, d’alléger les charges de ces importateurs lesquels étaient tenus de payer des sommes colossales, et par ricochet, le consommateur direct, ne verra pas sa bourse saignée. En surfant sur les chiffres, les droits de Douanes ont été fixés par la loi de finances à 30%, tandis que la TVA à 17%. L’information a été diffusée, par notre confrère arabophone El Chourouk El Yaoumi, dans son édition d’hier, citant des sources proches de la chefferie du Gouvernement. La limitation dans le temps de ce décret, n’est pas du tout fortuite, d’autant que le mois de novembre prochain est la saison propice pour la grande récolte de ce tubercule. Parallèlement, l’Etat compte importer ces jours-ci pas loin de 450 milles tonnes de pomme de terre, afin de satisfaire la demande nationale, estimée quant à elle, à 200 mille tonnes. Tout compte fait, les pouvoirs publics, prévoient, à cet effet, une baisse significative des prix, les situant ainsi dans une fourchette allant de 30 à 40 DA, à partir de la semaine prochaine. N’en restant pas là, ce légume serait cédé, selon la même source, à 25 DA/ kg. Le but de cette décision est, en tout état de cause, de stimuler l’importation de ce tubercule. Utile de rappeler qu’une commission ministérielle chargée du contrôle des prix, a vu le jour, suite à l’augmentation des prix de ce produit de base, le 15 août dernier.

L’article en question, fera également remarquer que, l’intervention de Bouteflika, est un signe fort aux propriétaires des chambres froides, ainsi qu’aux les divers intermédiaires, qui ne font, avec leurs stocks, que dans la spéculation. En d’autres termes, le stock spéculatif était, en fait, la  » force de frappe « , de ces grossistes, pour ainsi installer leurs monopoles sur le prix. Donc l’intervention de l’actuel locataire d’El Mouradia, vient, à point nommé, contraindre ces derniers, en les obligeant de mettre leurs produits sur le marché avant l’arrivée de l’étranger de ce tubercule. Cependant la question qui revient sur toutes les lèvres est: Faudrait-il, à chaque fois l’intervention du président de la République, pour trouver une issue à tout problème relevant exclusivement de départements ministériels, ceux qui sont censés réguler le marché? En attendant, une réponse à cette problématique, les citoyens peuvent, via cette mesure, se réjouir, d’autant que les prix connaîtront assurèrent une courbe descendante.

Salah Benreguia