Faute de commodités des plus indispensables, la dure et pénible existence de la vie, les habitants des localités de Bouderbala souffrent du manque d’eau potable qui demeure parmi l’une des préoccupations majeures de la population. Bouderbala est pratiquement dépourvue du réseau AEP. Aucune habitation n’est malheureusement dotée de tuyauterie et de robinet. La population drablie et celle de Arkoub — à l’image des autres localités reculées de la commune — s’alimentent en eau potable à partir de fontaines publiques.
Ce précieux liquide est acheminé des sources situées dans la montagne au moyen de tuyaux galvanisés vers les fontaines démunies d’un réservoir. Dans la localité de Bouderbala, la fontaine “Tala Isemlal” coule à flots et se perd dans la nature. Lors de notre visite à Bouderbala, les citoyens ont soulevé le problème de l’eau potable et demandent aux responsables compétents de se pencher sur leur situation déplorable en prenant les mesures nécessaires. A Bouderbala comme à Arkoub ce sont les enfants qui s’occupent de l’acheminement de cette denrée vitale.
Un citoyen nous dira : “La rentrée scolaire approche, les enfants rejoindront l’école et ceci nous causera des difficultés pour nous ravitailler en eau potable. Pour répondre aux besoins de nos familles, nous serons contraints de s’approvisionner dans la soirée”. Soulignons que près de 9000 âmes s’alimentent en eau potable au moyen de bidons de cinq litres. l’APC de Bouderbala n’a pas bénéficié d’un projet AEP. Ce réseau, ô combien important, soulagera les familles en général et les enfants en particulier.
Les services de wilaya doivent prendre en considération les doléances de la population et envisager un projet AEP pour la commune. Pour l’heure, la réalisation et la construction de réservoirs dans ces localités sont d’une nécessité absolue, car l’eau se perd dans la nature.
A. Bouzaidi
