De la Convention internationale des droits de l’enfant

Après les droits de l’homme, les droits de l’enfant sont entrés dans la législation internationale. Avec la Convention, leur respect est devenu une obligation pour les Etat signataires. Adoptée le 20 novembre 1989, la Convention des droits de l’enfant offre désormais un cadre universellement accepté pour la défense des enfants du monde entier. La Convention reconnaît quatre grands droits aux enfants. -Le droit à la survie : un droit qui est actuellement refusé à des millions d’entre eux, chaque année, faute de services médicaux d’une alimentation appropriée ou encore faute d’accès à l’eau potable. Le droit au développement : pour que tout enfant puisse utiliser au mieux ses possibilités, il doit bénéficier d’une éducation, être libre de s’informer et de s’exprimer, sa liberté de penser, de conscience et de religion doit être respectée. -Le droit à la protection : il concerne des millions d’enfants qui sont enrôlés dans les conflits armés, exploités par le travail, abandonnés dans les rues, victimes de la prostitution, de la toxicomanie et de toutes formes de violences, physique et mentale. -Le droit à la participation : Il vise à faire participer l’enfant à ce qui affecte sa vie et ses intérêts propres. La Convention a force de loi sur un territoire national dès lors que l’Etat l’a ratifiée selon ses propres procédures contitutionnelles. Le bien-être des enfants éxige une action politique d’un haut niveau. Le sommet mondial pour les enfants a montré la volonté de la communauté internationale de s’engager dans cette voie. Le 3 septembre 1990, le sommet mondial pour les enfants a été l’occasion du plus vaste rassemblement des chefs d’Etat et de gouvernement de l’histoire. La préparation et l’organisation de ce sommet ont été assurées par l’UNICEF. Un plan d’action a été adopté, fixant un ensemble de buts et d’objectifs précis à atteindre. Parmi ceux-ci, une diminution importante des taux de mortalité infantile et maternelle ainsi que des taux de malnutrition. Par ailleurs, ce sommet a été l’occasion d’accélérer une prise de conscience de la nécessité de ratifier la Convention dans les pays qui ne l’ont pas encore fait, d’améliorer et d’intensifier la mise en œuvre rigoureuse de celle-ci dans les Etats l’ayant déjà ratifiée.

Hamid Merradji