Les bénéficiaires des logements sociaux connus

Le chef de daïra de Aïn El Hammam a finalement mis fin au suspense ayant entouré l’attribution des logements sociaux, en procédant à l’affichage de la liste des prébénéficiaires. Ainsi samedi dans l’après-midi, les citoyens ont pu prendre connaissance des 64 heureux attributaires. Sur la liste affichée, nous avons constaté qu’en dehors de certains démunis, un nombre important de familles (14) habitant la Cité coloniale, sont concernées par cette opération. Ces dernières, comme nous avons eu à le rapporter dans une de nos éditions, vivent dans des conditions dramatiques.

Pour prendre possession de leurs nouvelles habitations, les bénéficiaires devront, néanmoins, attendre encore quatre mois environ, le temps qu’il faudra à la commission de recours de la wilaya pour étudier toutes les réclamations qui lui parviendront. C’est dans ce sens, que le premier responsable de la daïra nous a confié que « même si cette liste a été dressée avec le plus grand soin, les demandeurs non satisfaits ont la possibilité et le droit de s’adresser à la commission de recours ». Les mécontents seront effectivement très nombreux, vu que sur 1 236 demandeurs 1 172 ne sont pas retenus. Devant les listes affichées, chacun y va de son commentaire. La joie de certains n’a d’égale que la déception des autres. De temps à autres, quelqu’un quitte l’attroupement, les larmes aux yeux. Il pleure de joie ou de peine, nous ne le saurons jamais. Par ailleurs, il faut noter que c’est la première fois que des logements sociaux sont attribués depuis une dizaine d’années.

Cette tranche composée de logements de types F4 et une dizaine de type F2 est attendue depuis très longtemps. Ce qui a eu pour première conséquence, l’accumulation des demandes. Plus de mille postulants, tout aussi démunis les uns que les autres, ont attendu et espéré pendant des années. Malheureusement, de nombreux nécessiteux ne pourront pas changer d’habitation à court terme malgré leur situation. « Il a fallu choisir les cas les plus urgents » nous dit notre interlocuteur qui insiste sur le retard accusé par Aïn El Hammam en matière de logements sociaux. Pour ceux disposant de terrains à bâtir, il reste la solution de « l’habitat rural ». Mais là aussi, pour y accéder et réaliser un logement, il faut s’armer de patience et être en mesure de construire sa propre maison avec la participation de l’Etat par un apport de 50 millions de centimes.

Ce qui reste très insuffisant, vu les coûts actuels des matériaux de construction. Ce n’est pas pour autant que tous ces « recalés » d’aujourd’hui baisseront les bras, car comme dit le proverbe « tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir ».

Nacer B.