Plus de vie en Méditerranée en 2040

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C’est ce qu’a indiqué M. Belout Hocine, président de la commission nationale de la pêche, lors d’une conférence de presse qu’il a animé, hier, au sein du siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCA). La capitale de la pollution côtière en Algérie est la ville de Annaba, qui, a t-il dit, a battu tous les records. Il a ensuite ajouté que le plancton, qui est une forme de vie microscopique indispensable pour la survie des espèces qui vivent dans les eaux de la méditerranée, commence à disparaître. Selon le même responsable, trois (03) millions de tonnes de déchets toxiques et d’huiles usées sont déversés à la mer polluant ainsi les zones de pêche. M.Belout a affirmé que si cette cadence continuait, la mer méditerranéenne serait morte d’ici 2040, en ajoutant désespérément que  » C’est une catastrophe et un massacre « . Le président de la commission nationale de la pêche a fait savoir qu’un litre d’huile pollue une superficie équivalente à celle d’un terrain de football. Pour ce qui est des décharges du monde, le responsable a présenté un chiffre de six (06) millions de tonnes d’hydrocarbure brut. Il a précisé à cet effet, qu’une seule tonne a la capacité de polluer une surface de 12 km_.

Actuellement, la production de la méditerranée a diminué d’environ 80% indique t-il. Dans le même contexte, le conférencier ajoute que les filets des pêcheurs sont remplis de sachets, de canettes, de bouteilles en plastique ainsi qu’un certain nombre de détritus. Interrogé sur les moyens susceptibles d’arrêter ce  » massacre « , M.Belout affirme l’existence de lois régissant ce domaine, mais leur application fait défaut. A cet effet, il a indiqué que les huiles usées sont recyclables, donc récupérables et réutilisables au lieu d’être jetées dans les mers. Mis à part le recyclage, l’interlocuteur a mis l’accent sur l’obligation de respecter la période biologique qui commence à partir du mois de mai jusqu’à septembre. Il a ensuite parlé de la pêche à la dynamite qui est un grand danger vu qu’un seul bâton de dynamite peut détruire cinq kilomètres de superficie marine.

Par ailleurs et pour réaliser toutes ces conditions, la présence de la police portuaire est indispensable pour surveiller l’environnement et l’écosystème marin. Des rapports ont été déposés au niveau des directions de l’environnement mais en vain, a déclaré M. Belout.

Samira Oulebsir

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