L’unité de soins de Akkar submergée

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l A l’approche de la rentrée scolaire, la plupart des services concernés par ces “tonnes de paperasses” sont pris d’assaut par les élèves et leurs parents. Tous les enfants scolarisée, nouveaux ou anciens se doivent de fournir un dossier, lors de leur inscription. A Aïn El Hammam, cela ne fait pas exception, l’unité de soins située à Akkar, une cité d’habitation à l’est de la ville ne désemplit plus depuis le début de la semaine. L’unique médecin de cette structure, aidé de trois infirmiers, est tenu de faire face à la marée humaine, bruyante de surcroît. De nombreux élèves concernés par la présentation d’un certificat médical d’aptitude sportive, s’y sont donnés rendez-vous afin de ne pas rater les inscriptions qui ont débuté mardi. “Ils sont venus de toute la région, même d’Iferhounene. J’ai reçu pas moins de 128 personnes, durant la seule matinée de lundi et 197 entre samedi et dimanche” nous dira Dr Fernane, visiblement très fatigué. Ce qui, il faut en convenir ne peut aller sans répercutions négatives sur la qualité des soins prodigués aux autres malades des douze villages, pour lesquels cette structure est destinée. A la mairie, la situation n’est guère meilleure. Les chaînes se font et se défont à un rythme effréné toute la journée, depuis plus d’une semaine. Le livret de famille dans une main, un tas de papiers dans l’autre, certain poussant un grand ouf de soulagement se fraient difficilement un passage pour s’extraire de la masse humaine compacte, où jeunes, vieux, hommes et femmes se disputent une place devant les guichets. Les universitaires, eux, sont tenus de constituer un dossier de bourse qui les mènera de la mairie pour l’extrait de naissance aux services des contributions pour l’extrait de rôles des parents. “Tout ça n’est pas nouveau” nous confie un père de famille excédé “c’est le rituel immuable lors de chaque début d’année. On ne s’en étonne plus”. Ils sont nombreux ceux qui ne comprennent pas, comme lui, qu’on exige un extrait de naissance à un élève qui a déjà fourni le même l’an dernier. Toute la paperasses demandée en 2007 est identique à celle de l’an dernier et ne changera certainement pas l’an prochain. La bureaucratie a encore de beaux jours devant elle, sachant que l’informatisation des services de l’état civil, n’est pas la première des préoccupations de nos APC.

N. B.

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