Par Mohammed Aouine
L’enfance est un océan de souvenir, je me rappelle
Des femmes kabyles qui sont belles et subtiles,
Comme des perdrix à la fontaine, aux champs,
Au village et dans les villes.
Entre les figuiers apparaissent
Dans de magnifiques toilettes
Quand les cigales stridulent ;
Comme des ouvriers habiles
Sans fatigue ni lassitude
Devant l’argile et le textile
À côté d’enfants sages et tranquilles,
C’est une vérité fertile.
Je rêve prendre du ciel des étoiles,
Vous les offrir pour qu’elles soient dans vos bijoux tel cristal ;
Mais elle ne sera qu’une gratitude normale ou banale.
Celui qui discrédite ou harcèle ces femmes,
Ce n’est qu’un vil ou un mâle débile
Qui mérite l’insolite froid matinal,
L’orage hivernal,
Le chaud infernal,
Et le tumulte de vent fatal.
M. A.
