La demande sur le lait connaît une forte croissance durant le mois de Ramadan, ce qui a poussé la direction de la laiterie de Draâ Ben Khedda de Tizi-Ouzou à revoir à la hausse sa production de Lait pasteurisé conditionné (LPC) en la portant de 200 000 à 300 000 litres jour.
Cette hausse de la production, entièrement obtenue avec du lait reconstitué, est facilitée par la disponibilité de la poudre de lait importée, que continue de subventionner l’Etat à raison de 15 DA par litre, en dépit de la récente hausse de son cours sur le marché international, a révélé le directeur général de cette unité, M. Larbani Abderrahmane.
La production laitière, conditionnée en sachets, de l’unité de Draâ Ben Khedda, est commercialisée à travers la wilaya de Tizi-Ouzou et les wilayas limitrophes par 26 revendeurs de gros agrées, alors que cette laiterie ne produit que 3 000 litres/jour de petit-lait, fabriqué intégralement à base du lait cru écrémé de vache.
Le directeur commercial de cette unité a indiqué que “l’unité ne pourrait pas aller au-delà de cette quantité destinée exclusivement à la clientèle du groupe GIPLAIT pour la fidéliser en raison de la concurrence déloyale caractérisant la commercialisation de ce produit « . D’autre part, l’unité de Draâ Ben Khedda, qui emploie près de 350 travailleurs, produit également une moyenne journalière de 13.000 boîtes de 250 grammes chacune de pâtes molles (camembert), soit la transformation de l’équivalent de 30 000 litres de lait cru de vache rentrant à 100 % dans la fabrication de la marque » Cigogne « , et à 50% dans la production du camembert
» Tassili « , ainsi que du brie en galette et en portion. Le reste de la quantité de lait utilisé pour la production de ces deux derniers fromages est obtenue par la reconstitution de la poudre de lait, dont le coût de revient est plus cher que celui du lait cru, d’où l’importance qu’accorde la laiterie de Draâ Ben Khedda au renforcement de son réseau de collecte du lait de vache, assure-t-on au niveau de cette unité. Toujours selon M. Larbani Abderrahmane : » La sincérité des écritures comptables nous oblige à facturer nos ventes, en toutes taxes, à la différence des laiteries privées qui passent outre la facturation de leurs transactions, pour échapper aux impôts et au paiement de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dont le taux est de 17 % « .
H.H.
