Comme nous l’avions écrit auparavant, le seul secteur développé dans cette commune rurale est celui de l’éducation. Si au lendemain de son élection en 1984 au statut de municipalité, M’kira souffrait énormément du manque d’écoles et de collèges, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les élèves de cette région étudient dans de bonnes conditions. En effet, chaque village pour ne pas dire chaque hameau a son école. Selon une source locale, il y a même une école primaire réalisée à Ath Ouakli et qui n’a jamais ouvert ses portes. Pour les collèges, M’kira compte trois : un à Tamdiki, un autre au chef-lieu et un troisième à Akerouch Ou Fella. « Nous avons un autre de type base 5. Toutes les démarches préliminaires ont été faites. Il ne reste que son lancement », nous a dit un élu. Mais sans doute le projet que les parents et leurs enfants attendent est celui de la réalisation d’un lycée.
Pour ce dernier, nous avons appris, qu’il a été retenu. « Après plusieurs démarches, les responsables de la planification et des constructions scolaires de la wilaya ont accordé le projet. Nous avons déjà préparé le site qui l’accueillera. L’étude a été faite et le projet est retenu. Son lancement lui aussi est imminent », nous a ajouté notre source. Les responsables du secteur de l’éducation projettent que d’ici quelques années, il faudrait un lycée pour quatre ou cinq collèges. M. Mokrane Boudali, en sa qualité de secrétaire général de la Direction de l’éducation de Tizi-Ouzou pense que l’idéal est celui-ci. « Quand il y aura un lycée pour quatre CEM, les effectifs dans les classes seront réduits. Par ricochet, les résultats seront meilleurs. C’est ce qui est visé par le ministère de l’Education », nous a-t-il répondu à ce sujet à la veille de la rentrée scolaire.
Pour les autorités de M’kira, ce lycée viendra à point nommé soulager tous ces lycéens qui vont jusqu’à Tizi-Ghenif pour poursuivre leurs études secondaires. « Nous allons réduire le nombre de mini bus désignés à cet effet. Et puis nos enfants vont étudier normalement loin de tous ces déplacements qu’ils devraient effectuer chaque jour », a conclu notre premier interlocuteur.
A. O.