On ne se bouscule plus dans les marchés

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On ne se bouscule plus dans les marchés et étals de Bouira comme c’était le cas durant les Ramadhans précédants, l’influence des citoyens étant ordinaire. En ce début de septembre, le budget familial est laminé en effet à peine sortie de vacances d’été avec les énormes dépenses pour l’achat de cadeaux pour les fêtes et autres visites familiales, la rentrée sociale et scolaire vite rattrapée par l’entame du mois sacré est pour le petit et moyen fonctionnaire difficile de joindre les deux bouts entre l’achat de nouveaux vêtements, les articles et les manuels scolaires pour les enfants scolarisés. La facture étant déjà salée, la majorité des familles rencontrées à Bouira et autres localités ont avoué avoir été contraintes de changer de règles et d’habitude pour ce mois de Ramadhan qui impose des dépenses supplémentaires, on se contente du strict minimum nous avoue cette ménagère. “On ne cédera plus aux caprices du Ramadhan”, nous dira ce couple d’enseignants qui avouent avoir des difficultés pour terminer le mois malgré leurs deux paies. Que dire des sans-emplois et les nécessiteux… ! la dégradation du pouvoir d’achat et la paupérisation de la société sont plus que perceptibles, dire que l’Algérie connait une embellie financière exceptionnelle mais qui ne profite guère aux citoyens. Pourtant, au niveau du marché de Bouira, la mercuriale est stable, la pomme de terre qui a déjà connu son envolée depuis des mois s’est fait rattraper par la courgette cédée à 60 DA, la tomate à 45 DA… Le poulet à 220 DA/Kg, la viande à 550 DA/Kg, le bidon d’huile de 5 litres à 540 DA… Désormais on ne remplit plus son couffin.

Rayane B.

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