Quel devenir pour l’ex-zone industrielle d’Aboudid ?

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La commune de Larbaâ Nath Irathen cultive un paradoxe : celui de disposer théoriquement d’une surface potentiellement industrialisante appréciable et d’être réduite, pour ses projets, à devoir trouver des bouts d’assiettes improbables sur les talus. La zone d’Aboudid, affectée jadis aux lotissements de PME PMI (et dont on ne parlera jamais assez au regard du chômage en progression), s’étend sur une surface de 128 862 m2. A l’origine, la société de gestion immobilière de Tizi Ouzou y a dégagée 59 lots et 37 projets y furent effectivement localisés. Mais 20 ans plus tard, c’est la Berezina : tous les projets étatiques ont mis la clef sous le paillasson, à l’instar de l’ex-Edimco, l’Edied, l’Eniem, la Sonaric… Si certains projets ont effectivement vu le jour, d’autres ont avorté et exhibent leurs ébauches de carcasses aux quatre vents. Concernant le secteur privé, l’empressement à la construction n’a pas été suivi de mise en place d’unités de productions ou de création d’emplois, puisque tous les “promoteurs”, à l’exception d’une huilerie moderne activant deux à trois mois par an se sont adonnés au commerce de toutes sortes (salle des fêtes, vente de matériaux de construction). A l’entrée de cette zone, l’ex-souk el fellah continue sa lente et inexorable dégradation. Les portes, fenêtres, serrures ont disparu ou sont détruites. Ceux qui ont connu cette structure, au temps de sa splendeur, ont le cœur serré de voir que la dégradation soit allée si vite. Et l’unité n’a même pas pu être reprise par un collectif d’employés, comme pour l’antenne des galeries algériennes ou la majorité des emplois ont été sauvés par ce biais.

Quand on observe les bandes de jeunes paralysés par un chômage touchant tous les profils de formation, adossés ou perchés sur les garde-fous des trottoirs à lorgner rêveusement les douceurs de la rue, on se dit que les solutions doivent être apportées ici et maintenant. Et les potentialités foncières et immobilières de cette zone peuvent être d’un grand secours.

Amarouche

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