Les Canaris avec la bénédiction le l’arbitre

La JSK s’est imposé jeudi face à une formation de l’OMR, accrocheuse à souhait par deux buts à zéro dans une rencontre marquée par une suprématie totale des locaux surtout en seconde mi-temps où les camarades de l’excellent Derrag ont raté d’innombrables occasions.

En effet si en première période, les visiteurs emmenés par le toujours jeune Faouzi Moussouni lequel n’a rien perdu de sa verve encore moins la fidélité de ses anciens supporters qui lui on ont réservé une standing ovation à sa sortie en fin de match, ont réussi a tenir quelque peu tête aux locaux, en optant pour un marquage strict de leurs adversaires au point où Hemani trop esseulé en pointe fut obligé de revenir à chaque fois en arrière pour pouvoir saisir le ballon ou bien tenter des tirs de loin comme cela fut le cas à la 11’, où il avait adressé un joli tir des 25 mètres, obligeant Aït Zeggagh à se détendre pour dévier en corner. Une stratégie qui a permis à l’OMR de tenir tête aux Kabyles qui au fil des minutes commençaient à perdre le fil du match laissant même les Olympiens reprendre confiance dans le dernier quart d’heure en monopolisant le ballon en milieu de terrain et d’aller taquiner l’arrière-garde kabyle ou Demba, Khedis et Zafour se relayaient à chaque fois que Moussouni avait le ballon dans les pieds, tellement il créait toujours le danger. Pourtant les Canaris qui avaient la maîtrise du jeu avec un dispositif tactique de trois attaquants avaient quelque peu les jambes lourdes à l’approche de la cage de l’excellent Aït Zeggagh comme l’atteste ce ratage de Athmani qui avait buté sur le gardien alors qu’il était à trois mètres des buts. La JSK qui trouvait en cette première période, des difficultés pour franchir la toile olympienne tissée autour de son gardien va bénéficier à la fin des 45 premières minutes du concours de l’arbitre qui expulsa injustement l’attaquant de l’OMR Tamoura, suite à un second carton jaune pour simulation imaginaire dans les 18 mètres kabyles et que seul l’arbitre a vu. Car il faut le dire s’il y avait lieu de sanctionner quelqu’un, c’est bien Kheddis, joueur fébrile et peu sûr de soi qui l’aurait méritait tant sa faute à l’intérieur de la surface était évidente. Bref ! il ne sert à rien d’épiloguer sur un arbitrage folklorique qui tire le sport-roi vers le bas et à propos duquel tout a été dit. Cette sortie s’avérera, en fin de compte fatale pour les visiteurs qui à dix contre onze vont subir la totalité de la seconde mi-temps surtout avec les changement judicieux opérés par Saib qui a libéré une place en milieu avec la sortie de Abdeslam totalement transparent et a mis Bensaid aux cotés de Hemani en pointe. Avec une telle disposition tactique, les Canaris ont réussi à mettre sous éteignoir leurs adversaires qui n’arrivaient pas à suivre le rythme imposé. Trahis par unmanque sur le plan physique, les Olympiens ont réussi à reculer l’échéance fatale jusqu’à la 56’ ou Hemani, après une multitude d’occasions vendangés, a réussi enfin à ouvrir le score d’un joli heading suite à un centre millimétré de Athmani. Un but qui a fouetté encore plus l’attaque kabyle laquelle a imposé un véritable siège sur la défense du Ruisseau qui heureusement dispose d’un gardien de grande classe qui a sauvé sa cage à plusieurs reprises avant qu’il ne cède à nouveau presque de la même manière sur une tête de Bensaid, bien servi de l’autre côté par Amaouche à la 75’. Complètement assommés, les poulains de Aït El Hocine n’arrivaient plus à suivre le rythme imposé par les Kabyles qui réalisent ainsi leur troisième succès de la saison et confirment leur excellent début de saison à la grande satisfaction de leurs supporters qui ont quitté le stade avec une mine joyeuse qui en dit long sur leur ambitions pour cette saison.

Ali. C