Combien de fois les citoyens de la daïra des Ouahias ont été dans l’obligation de parcourir les chemins qui montent vers la commune de Larbaâ Nath Irathen pour un simple acte de naissance. Nécesaire pour avoir une copie du casier judiciaire ou encore un certificat de nationalité, l’acte de naissance pour ceux qui sont nés entre 1892 à 1946 reviendrait cher aux citoyens des Ouadhias, ajouté aux affres physique d’un tel déplacement, cela génèrera des dépenses déjà conséquentes du fait de la cherté de la vie. La raison en est que les archives datant de la période précitée n’ont pas été rapatriés vers la commune des Ouadhias. Ainsi pour un acte de naissance ou de décès ou encore un acte de mariage enregistré durant 1892 à 1946, il est impératif de se déplacer à Larbaâ.
Sur place, les choses ne se passe pas, bien évidemment, comme il se doit car les conditions ne sont guère réunies pour assurer un bon accueil au citoyen, cela, malgré le bon vouloir et, surtout, les efforts des jeunes préposés aux guichets, recrutés dans leurs majorité dans le cadre du filet social.
Le service est, en effet, entassé dans un petit bureau qui ne répond absolument pas aux normes, trop exigu pour accueillir les citoyens particulièrement en période de la rentrée sociale où la demande de ce genre de documents administratifs est importante. L’autre fait saillant relatif au fonctionnement dudit service (c’est à généraliser pour les états civils) est sa non-informatisation, la recherche des références se fait manuellement ce qui ralentit le rythme du travail. Les responsables concernés doivent réfléchir à un rapatriement, aussi rapidement que possible, pour soulager le quotidien des citoyens des Ouadhias d’un calvaire qui ne sera certainement pas le seul. “Nous sommes obligés d’effectuer un déplacement éreintant et coûteux à Larbaâ, pour un extrait de naissance de nos parents nés entre 1892 à 1946. Il m’est arrivé de passer une journée entière dans le bureau réservé à ce service, un local mal aéré qui renvoie malheureusement à un laisser-aller flagrant”, a déclaré Amar, résidant à la cité Abane-Ramdane des Ouadhias.
A. Z.
