La réforme du système éducatif étant consommée, l’on s’attend dès lors à un enseignement de qualité aussi bien dans le secteur public que privé et à des résultats meilleurs en terme de capacité et d’aptitude parmi les futurs diplômés qui seront appelés chacun à jouer un rôle et à accomplir une mission à différents niveaux et plan de la vie nationale…
Dans un entretien réalisé avec le nouvel inspecteur pédagogique de la circonscription administrative de Sidi Aïch, en l’occurrence Slaouti Mourad, fait à l’occasion de la rentrée scolaire, l’on comprend que malgré les réticences quant à l’enseignement de la langue française, du département de Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education, celui-ci tient quand même à poursuivre son engagement dans la réforme scolaire par le truchement d’arrêtés ministériels et création de postes budgétaires à titre prévisionnel, en plus de l’édition pour l’année en cours de 35 nouveaux manuels scolaires concernant les niveaux de la 3e AS et de la 5ème AP, qui sont des classes d’examen. Et c’est en relation à cela que l’inspection pédagogique de Sidi Aïch prévoit l’organisation de journée d’étude, dans les prochains jours à l’endroit des enseignants de 5e AP avec le réel souci de remédier aux insuffisances dans la pratique pédagogique, en les alertant de la manière qu’il faut, voire selon des cas précis, sur le renforcement de leur connaissance, ce qui se reflétera de façon positive sur la gestion de cette classe d’examen (5e AP) et l’enseignement du programme, au cours de toute l’année scolaire.
S’agissant de la langue française, ayant beaucoup régressé le long des années d’avant la réforme, avec les conséquences que l’on sait, l’on enregistre à l’examen de fin d’année, de juin dernier (5e AP et 6e AF), qu’au niveau national, des milliers d’apprenants n’ont pas eu la moyenne, des enseignants en langue française n’existant même pas en certaines écoles, ce qui n’est heureusement pas le cas de la circonscription de Sidi Aïch. Cependant, dans les établissements où les enseignants de français existent, ceux-ci, à l’instar de leurs collègues arabophones, manquent de formation malgré leurs diplômes.
Quant à la formation des enseignants du primaire (arabophones et francophones), introduite par la tutelle, selon toute logique, comme processus étayant la grandiose réforme du système éducatif, quoique Benbouzid lui-même, est maintes fois intervenu avec insistance, à ce même sujet, celle-ci pèche par le défaut d’information et le caractère partiel voire restreint qui l’entoure, tandis qu’un responsable du SETE-Béjaïa joint par téléphone, répond en substance que celle-ci est au contraire dénoncée dans le milieu syndical, et pour cause, celle-ci est semée de difficultés aux dépens des enseignants, dont la prise en charge se passe d’ailleurs très mal. A propos du livre scolaire M. Mourad Slaouti assure que celui-ci est disponible, et il y a lieu de considérer l’aide précieuse apportée aux élèves nécessiteux, les enfants scolarisés d’enseignants, en leur octroyant à titre gracieux des livres scolaires, pour toute l’année scolaire. Néanmoins, il existe parfois des discordances dans sa distribution, avant son arrivage au sein des écoles, comme il y a lieu de dire qu’à chaque fois que l’édition est médiocre, le livre est vite altéré chez l’élève, par conséquent faut-il songer à une édition de qualité.
A une question sur l’enseignement préscolaire,
M. Slaouti répond que celui-ci est devenu une nécessité conformément aux nouveaux programmes, des classes de ce niveau ont été ouvertes un peu partout au niveau des écoles de la daïra de Sidi Aïch, mais cet enseignement subit les retombées du manque d’encadrement, car les enseignants affectés aux classes du préscolaire ne sont pas formés pour cette tâche difficile, et pour atténuer le problème, l’on a choisi y affecter d’anciens enseignants très imprégnés de l’environnement scolaire et des méthodes pédagogiques.
Finalement, M. Slaouti promet de mobiliser les enseignants de sa circonscription, avec comme objectif de meilleurs résultats qui se refléteront sur les élèves, tout en espérant que les maîtres d’école trouveront toutes les raisons d’être motivés dans le but de faire de leur fonction un sacerdoce.
Nadour Youcef
