Elu “indépendant” avec une majorité relative qui l’a obligé à cohabiter avec le FLN lors des élections partielles de 2005, le futur “ex-maire” de Souamaa en est actuellement à se chercher une couleur. Cet éternel candidat s’est rapproché du FLN sous les couleurs desquelles il souhaiterait se présenter pour le prochain scrutin.
Mais ayant “presque” exigé de figurer en tête de liste, la commission d’adhésion qui, dans un premier temps avait accepté sa candidature, a dû se résoudre à rejeter même son dossier d’adhésion, sachant que, comme l’a précisé M. Daoudi, le premier principe sur le militantisme dans un parti (adhésion d’au moins trois ans) n’est déjà pas respecté d’autant plus que plusieurs militants actifs du FLN de Souama ont clairement manifesté leur opposition durant les débats houleux de la commission d’étude des dossiers.
Il semblerait que certains militants n’auraient pas mâché leurs mots et auraient exigé le rejet pur et simple de la demande d’adhésion de cet ex-militant du RCD (élu en 1990 puis installé à la place du maire démissionnaire) converti en indépendant pour les besoins du scrutin de novembre 2005 et élu à la magistrature qu’il n’a jamais cessé de convoiter. Ceux qui ont goûté à la fonction “d’élu doté d’un pouvoir mandataire” semblent subir les conséquences de cette dépendance nommée “le besoin de décider” pour ceux qui ne peuvent plus se passer du “pouvoir de décision”, ou qui veulent à tout prix en être dotés, quitte à manger à tous les râteliers. Pour l’heure, le futur “ex-maire” devra chercher d’autres couleurs que celles du FLN qui vient— Selon Amar Dadoudi, chef de la kasma de Souama— de lui fermer ses portes.
Sofiane Mecherri
