Laâzib, un petit village de la commune Tifra, entre fatalisme et impatience, attend d’être informé sur l’origine des maladies rénales dont sont atteints plusieurs habitants. Plus d’une quarantaine de cas de néphrites, selon l’un des responsables du comité de village sont enregistrés. Ce nombre trop important pour un petit village, doit avoir certainement une explication. Certains habitants du village mettent en cause l’eau de la fontaine publique, d’autres soupçonnent les canalisations. Mais, ils sont tous d’accord sur un point : le mal ne peut venir que de la fontaine publique. Farid, El Hassan…ils sont plusieurs au village qui préfèrent, depuis qu’ils souffrent de néphrite, d’aller chercher leur eau à Yakouren, à Cheufra (Taourirt-Ighil) et ailleurs plutôt que de boire une eau qu’ils pensent douteuse. « L’eau est potable, tout le monde la consomme, mais je pense que c’est une eau calcaire, sinon comment expliquer toutes ces maladies rénales dont souffrent plusieurs habitants du village ! » nous déclare K. Farid, membre du comité de village. Le cas du village Laâzib doit être sérieusement pris en charge par les autorités. Les villageois attendent d’être éclairés sur leur situation sanitaire. Ils veulent identifier l’origine du mal pour se protéger et prémunir les nouvelles générations de nouvelles maladies rénales.
Boualem B.
