Cette fois, c’est à Thala Taghzart, petit hameau situé dans la zone agricole de Tanouarth, à la limite sud de la commune, qu’un canidé sauvage s’est invité pour troubler la vie des habitants. Il s’était mêlé à des animaux domestiques dans un pacage, sans que les propriétaires aient délecté des traces visibles de morsure sur leurs bêtes. Le chacal a par la suite été pourchassé et abattu.
Cette récurrence de canidés sauvages enragés ou à comportement suspect, inquiète les habitants de cette commune. Auparavant, un autre chacal, plus chanceux, avait fait des siennes à Taddart Bouadda, avant de disparaître dans la nature. Idem pour la région d’Ighil Guefri, dans la commune voisine de Larbaâ Nath Irathen, où il y a quelques mois, un cas similaire s’était produit.
Cette zoonose n’entraîne heureusement pas souvent de victimes, les habitants étant très au fait des dangers encourus par une quelconque négligence concernant la vaccination, il n’en demeure pas moins que le phénomène est inquiétant pas sa rémanence.
La rage tue encore 50 000 personnes dans le monde, dont 24 000 dans les zones rurales d’Afrique et d’Asie, selon les statistiques de l’OMS. Chez nous, les dépotoirs à ciel ouvert sont un territoire partagé par les chacals et les chiens et chats errants. Et c’est là en général que commence le mal. C’est dire que si la rage relève effectivement du domaine médical, la gestion des déchets a une incidence directe sur cette zoonose.
Amarouche