Retard dans le lancement de la cantine

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Bien que cet établissement soit situé dans une région où les collégiens viennent de familles pauvres et démunies, la cantine scolaire qui lui a été accordée n’est pas encore lancée. Tout comme chaque année scolaire, les parents d’élèves s’agitent pour exiger le lancement de ce réfectoire, en vain. Les raisons invoquées sont liées au manque d’entreprises. “Nous ne savons pas pourquoi de tels projets sont lancés dans des régions plus sensibles que la nôtre. Est-ce que nos enfants n’ont pas besoin de se restaurer comme tous les autres collégiens d’Algérie ?”, s’interroge ce parent. Depuis sa création à la fin des années 90, ce collège est à l’état embryonnaire. Il accuse un grand manque dans tous les domaines. Même s’il a été rénové après avoir été incendié par un groupe terroriste en 1994, ce CEM attend toujours le lancement de cette cantine. Si à partir du mois d’avril, les élèves se sentent un peu mieux avec leur quignon de pain et le verre de limonade ou une portion de fromage pour les plus aisés, l’hiver est redouté dans cette montagne qui dépasse largement les neuf cents mètres d’altitude. “Il y a des élèves qui ne se contentent que d’un morceau de galette et de figues sèches comme pendant la Guerre de libération nationale”, nous a dit un professeur de ce collège. Et d’ajouter : “il faut avoir pitié de ces petits potaches qui font pour certains trois kilomètres de route : Sans cantine, cet établissement ne peut avoir des résultats. Quand le ventre est creux, on ne peut demander des efforts à un enfant”. Les parents d’élèves qui nous ont contacté, interpellent le ministre de l’Education sur cette situation qui n’a que trop duré. “C’est un projet inscrit en 2004. A quand son lancement?”, se demande un autre parent. Nous avons appris que cette cantine est d’une capacité de deux cents rations. Aussi bien les parents que les enfants scolarisés dans cet établissement n’attendent qu’un geste des autorités de la wilaya pour mettre un terme à ce problème qui n’a que trop duré.

Amar Ouramdane

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