La Dépêche de Kabylie

« Blanche Algérie » Deux entreprises à pied-d’œuvre

Ces ouvriers habillés de tenues de couleur orange et qu’on n’a pas manqué de remarquer sur les routes de la commune font partie de deux micro-entreprises, agréées dans le cadre de l’opération « Blanche Algérie ».

Celles-ci, suivant les objectifs fixés par les pouvoirs publics, doivent œuvrer à l’amélioration du cadre de vie du citoyen, autour des cités et tout endroit habité.

Initiée par le DAS, en collaboration avec l’APC, l’opération devrait permettre à de jeunes diplômés, en chômage, de se prendre en charge, en créant de petites entreprises employant une dizaine d’employés.

Ces dernières devaient voir le jour, il y a de cela une année mais ce n’est, finalement, que depuis le premier octobre courant, que deux jeunes entrepreneurs ont donné le départ à leurs chantiers.

L’objectif assigné aux nouvelles entreprises est l’amélioration du cadre de vie des citoyens. A longueur de journée, les ouvriers dont les tenues de travail (combinaisons et gilets) sont fournis gracieusement par le DAS, s’attellent au nettoyage des fossés, le récurage des caniveaux ainsi qu’à l’entretien des chemins. Pour le moment, l’APC a confié quatre villages à chaque tâcheron qui y travaillera pendant trois mois, représentant la durée du contrat renouvelable trois fois.

Les manœuvres, en plus d’être rémunérés à raison de douze mille dinars (12 000, 00 DA) mensuellement, bénéficient de la sécurité sociale, conformément aux termes du contrat. Avec un projet dont l’enveloppe financière s’élève à soixante-neuf millions de centimes, le nouveau chef d’entreprise n’est pas sûr de faire des bénéfices. « Je pourrai tout juste m’en sortir avec un salaire moyen », avoue-t-il. Il insiste sur toutes les dépenses auxquelles il doit faire face. Pour assurer les sept personnes exerçant au sein de son groupe, l’entrepreneur doit donc débourser près de neuf millions de centimes, sans compter son assurance personnelle qui se chiffre à plus de deux millions de centimes. Par ailleurs, il est assujetti au taux de la TVA (17%) et doit s’acquitter des impôts, comme tous les entrepreneurs.

« Avec mes frais personnels, les honoraires du comptable et les imprévus, il me restera tout juste de quoi vivre ». Une situation que lui envieraient, malgré tout, de nombreux chômeurs.

N. B.

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