« Mi yeghli azger kwan ijenwiyen », ce proverbe kabyle va à merveille à certains responsables de partis politiques, absents sur le terrain, en panne de projets et de propositions. Ces derniers jours, et campagne pré-électorale oblige, certains citoyens proches d’un parti politique en mal de représentativité tentent de tremper la population de l’ex-commune de tassaft (Iboudrarene, Tattafen et Akbil) en essayant de faire passer le message pour les crédules que les problèmes du lycée de Tassaft auraient été solutionnés grâce à l’intervention d’un député de la région qui aurait ordonné … au wali et au D. E de trouver des solutions dans l’immédiat, suite à la fermeture du lycée Tassaft par les parents d’élèves des trois communes sus-citées. Mais ces députés ont été élus pour être près des citoyens et tenter de solutionner leurs problèmes. Ces problèmes dont lesquels se débat ce lycée depuis 1992 (mauvaise gestion, registres enfermés dans le coffre-fort du lycée et dont personne ne connaît la combinaison ni encore n’en possède la clé sans parler d’autres problèmes qui ne font qu’entraver la bonne marche de cet établissement, problèmes qui nuisent à la scolarité des élèves).
Et comme le hasard fait bien les choses, à l’approche des élections le lycée est fermé « innocemment » par les parents soucieux de l’avenir de leurs enfants. Une catégorie de personnes pour lesquelles toute occasion est bonne pour tromper les citoyens utilisent cette opportunité pour tenter de s’accaparer l’électorat perdu.
« Pourquoi ce député (ex. ou actuel) a-t-il attendu tout ce temps avant de s’enquérir de la situation de nos enfants ? « Pourtant les problèmes dans ce lycée sont monnaie courante et sont connus de tous, puisqu’ils existent depuis très longtemps », remarquera un citoyen qui venait d’entendre « la nouvelle ». De plus il n’y a pas que ce lycée qui vit des problèmes mais toute la région, malheureusement « nos » députés ne se souviennent qu’ils sont de telle ou telle région que lorsque les élections sont proches.
D’ailleurs, c’est un remake à chaque période électorale, que ce soit pour nos députés ou nos ministres qui sillonnent ces contrées isolées et oubliées, où ces gens-là viennent pour récolter les voix qu’ils ne connaissent et à qui ils ne font la cour qu’à l’approche d’une échéance, dès que cette dernière est passée mais on ne récolte que ce qu’on a semé.
F. A. O.
