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Virée à travers les foires

L’Etoile d’argent. La foire du Piton. Foire internationale. Trois foires. L’une domiciliée à la cité Sonatrach, riveraine de la RN26, portant le nom de l’historique montagne d’Akbou faisant face. Etablissements Mekrez. La 1re à ouvrir ses portes, voilà maintenant 2 ans est l’Etoile d’argent, voisinant les urgences de l’hôpital. La 3e est celle des établissements Sidi Ali, sise à leur centre commercial ayant fonctionné comme salle des fêtes tout cet été, ouverte à l’occasion du Ramadhan.

Composée de 3 pavillons, cette dernière abrite une multitude de stands où la variété des produits est ahurissante. On y trouve de tout sauf que les prix sont très élevés. Alors que nous étions de passage, une foule de gens remplissait les lieux. Notre attention fut attirée par la jeunesse des tenants des stands.

Les foires sont de ce fait de solides paravents au chômage. Gouali Abdenour est un jeune de 22 ans, étudiant en droit (juridique administrative), il tient un stand d’habillement au 1er étage de la foire du centre commercial Ets : Sidi Ali. Pensant que cette occupation parallèle aux études est une manière de se faire de l’argent de poche, notre conversation avec lui révèlera autre chose. Nacer n’est pas de ces jeunes qui se retournent vers le commerce, abandonnant les études à l’amère, réalité de la jeunesse se heurtant à l’impossibilité d’un débouché financier après un haut diplôme universitaire.

Il aime vendre dans le prêt-à-porter comme il aime ses études. Il fait équipe avec son associé Amari Tayeb. “D’abord moi, par le local et lui par la matière. Nous tenons une boutique à Boudjellil. Il la tient depuis 15 ans. Au départ, je lui donnais un coup de main. Maintenant, on est associés”, dit Abdenour. Se débrouillant merveilleusement bien, malgré son jeune âge, il réunit la malice, le sourire, un bon accueil et le savoir dans la vente. Nul étonnement quand il nous dit que leur boutique de Boudjellil centre, Rawaâ Fashion fonctionne comme sur un tapis de rose. Elle fait dans l’habillement “femmes et enfants”.

A la Foire du Piton, immense, des stands sur toute la surface de l’ex-souk el fellah. Là aussi, les prix gagneraient à être plus abordables. A la foire contiguë aux urgences, les prix sont plus abordables grâce aux rabais souvent consentis par les vendeurs. Aussi, un article affiché à 800 DA est concédé sur demande de l’acheteur, à 750 DA, à titre d’exemple. Aussi, bien pour les articles scolaires à la rentrée que pour l’habillement pour l’Aïd, le citoyen moyen se retrouve.

Dans les autres centres, les prix des produits sont légèrement autour mais point de rabais ou rarement. Notons que des commerçants, propriétaires de boutiques permanentes, d’ailleurs, participent à ces foires par des stands. Dans ces trois points commerciaux, des tombolas sont initiées avec comme couronnement des prix alléchants (cuisinière, lave-linge, démo numérique, bicyclette sophistiquée…), la tombola sera tirée la veille de l’Aïd.

Taos Yettout

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