L’Aïd, les dépenses et les élections

Les parents ne sont pas encore sortis du tunnel des dépenses des frais scolaires, l’achat des livres, les frais des examens revus à la hausse cette année, les frais de demi-pension ou d’internat et celle du ramadhan qui a saigné les poches, qu’ils sont confrontés encore aux dépenses de l’Aïd, avec son chapelet d’obligations.

Les caprices des enfants particulièrement et ceux du ventre sont à satisfaire au détriment de la poche. Tout est décidément à l’attente au carrefour du pauvre père ou mère de famille pour les déplumer (des jouets électroniques qui ne tiennent parfois que le trajet qui les séparent du domicile, aux friandises diverses en passant par les vêtements hors de prix. Heureusement que la fripe sauve la mise.

En l’espace de deux jours d’après l’Aïd, les rues de la ville de Boghni sont impraticables, vendeurs à chaque coin de rue, bambins tantôt accompagnés, tantôt en cavale, seuls, avec les aléas des dangers générés par des chauffeurs encore stressés par le jeûne et les dépenses.

D’autre part, la précampagne électorale n’est pas en reste.

Des candidats parfois solitaires et reprennent leur bâton de pèlerin pour faire les yeux doux et soudoyer l’électorat qui ne peut pas se remettre des péripéties du jeûne et des dépenses. Vive l’Aïd quand même.

S. A.