Au vu de l’examen des situations portant sur l’état d’avancement des programmes de l’habitat rural 2002-2004 et 2005-2009 au niveau des communes de Kherrata et de Draâ El Caïd, telles qu’elles sont présentées par les services de la DCE, il a été constaté pour la daïra de Kherrata, que 146 bénéficiaires n’ont pas démarré les travaux de constructions de leurs habitations, alors que les décisions d’éligibilité dépassent les 6 mois, et pour lesquelles ces services auraient, selon notre source, proposé de faire procéder à l’annulation de ce aide en question par la commission de daïra de manière à assainir l’ensemble des programmes attribués.
Or, lors de la réunion tenue à ce sujet par cette dernière, le chef de daïra avait déclaré ne pas partager cet avis du fait que de telles mesures ne relèvent pas de ses prérogatives, ceci d’une part ; mais, et surtout, avant de prendre les décisions d’annulations à l’encontre de ces bénéficiaires, il faut connaître d’abord les raisons de ces retards.
C’est ainsi qu’il a demandé aux présidents des APC et responsables des services techniques impliqués dans l’exécution de ces programmes d’aide à l’habitat rural la constitution des brigades et l’élaboration des plannings de sorties sur les lieux afin de s’enquérir auprès de ces bénéficiaires des contraintes rencontrées qui sont à l’origine des retards dans le lancement de leurs travaux. Ils doivent soumettre à la commission de daïra les concessions de leurs missions, cas par cas, afin de proposer les mesures qui s’imposent à la commission de wilaya. Mais les interventions des membres du comité de daïra ont permis d’élucider certaines situations qui ont engendré de tels retards, notamment des problèmes financiers rencontrés par certains bénéficiaires, les demandes de changements d’intitulés sur décisions d’éligibilité introduites par d’autres, les changements de sites d’implantations des constructions et autres contraintes liées aux modifications opérées par les bénéficiaires. Mais le plus important des problèmes rencontrés par ces postulants à ccette aide, se situent dans le manque de moyens financiers, ne leur permettant pas de lancer les travaux à leurs charges pour prétendre à l’attribution de la première tranche par la banque. Cela revient à dire que les cas les plus nécessiteux risquent d’être exclus de cette aide, d’où la nécessité de réfléchir à l’ancienne formule de l’autoconstruction réalisée par les APC ayant donné des résultats satisfaisants et permis d’avoir un impact positif au sein de la population rurale.
L’autre sujet non moins important débattu par le comité technique de la daïra de Kherrata, concerne les nouvelles dispositions émanant du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme ayant trait aux villages et regroupements d’habitats couverts par les P. O. S. éligible à l’aide de l’Etat en matière d’habitat rural et dont la commune de Kherrata chef-lieu de daïra en est concernée. Dans ce cadre, il a été proposé par le comité technique de daïra 6 localités qui sont Afra, Angouri, Khacha, Mehrira, Tala Ouderadji et Laouader partie ouest, dont les populations seront désormais éligibles à l’aide à l’habitat rural, après tant de retards et d’obstacles bureaucratiques pour se rendre à l’évidence de la réalité du terrain.
S. Zidane
