Les résidents de la cité universitaire ex-Habitat sont plus que jamais décidés à s’opposer à leur transfert vers d’autres cités pour permettre aux nouvelles bachelières de débarquer. En effet, les résidents, en majorité des étudiants en architecture, ont procédé dans la nuit de lundi passé à la fermeture de leur résidence, interdite d’accès aux responsables durant deux jours. C’est là une étape de plus dans la radicalisation du mouvement de protestation qui s’est inscrit dans la durée “nous tenons aussi à les mettre en garde (les responsables) de cette décision unilatérale et sans aucun préavis de convertir notre résidence en cité filles, qui ne fait que masquer un problème qui a tout sévit dans notre université et qui n’a trouvé d’autres issue que l’exclusion d’un étudiant pour héberger son camarades”, pouvait-on lire sur un communiqué des résidents de l’ex-Habitat destiné aux nouvelles bachelièrse. Certains d’entre eux, qui ont pris attache avec nous, ont dénoncé “la politique de replâtrage.
Nous ne pouvons pas accepter de servir de simple instrument pour l’exclusion des camarades dans les autres cités. L’administration doit assumer son échec, le retard dans la réception des nouveau blocs d’hébergement en est la preuve”.
Les résidents de la cité U ex-habitat, lancent, à travers le communiqué rendu public, un appel à la vigilance qui doit être primordiale afin de contrer “ce plan dévastateur, divisionniste instauré”, et invitent les étudiants à rejoindre les éventuelles actions qui seront entreprises dans le cadre de la Coordination locale des étudiants (CLE). L’on apprend dans ce sens, qu’un premier rassemblement est prévu pour ce samedi (aujourd’hui), c’est dire, en définitive que la confusion règne entre des étudiantes qui attendent leurs chambres, les résidents qui refusent de les quitter et une administration qui elle reste silencieuse… Du moins pour ce moment.
B. R.
