l Entre autres commodités, toujours attendues dans la “très” vieille cité de Kallous, on relève hélas l’absence d’un réseau pour l’assainissement. A défaut donc de ce moyen d’évacuation des eaux usées des foyers, les villageois ont été obligés d’avoir recours au creusement de fosses septiques à proximité de leur maison. “Nous vivons l’histoire du provisoire qui dure, alors que c’est une urgence à laquelle on devrait accorder plus d’attention” se désole un habitant, maçon dans la localité. Implantée sur l’une des berges de l’oued Belyassif, et regroupant 170 foyers d’une moyenne de 8 habitants chacun, Kallous a tout de même pris la sage précaution de ne pas verser ses immondices dans la rivière. “Si les habitants avaient agi de cette manière, nous dira notre interlocuteur, l’endroit serait tellement infect que nul ne pourrait ouvrir les fenêtres”.
Un toit en tuiles reste excessivement onéreux
l La comparaison du prix de revient d’un toit en tuiles, à celui réalisé en dalle, montre que cette dernière option, est de loin la plus économique, et la plus rapide en termes de temps.
Un métreur-vérificateur de Aomar, prend l’exemple des toits de 64 m2 de surface proposés dans le cadre du programme LSP en zone rurale. Ainsi, pour réaliser le toit en tuiles d’un logement de cette catégorie, il faudrait débourser l’équivalent de 26 madriers, de 150 chevrons, de 200 lattes, de 300 tuiles, de 150 filières, et la réalisation des plafonds à 120 000 DA, soit un total de 230 000 DA. Selon cet agent, le coût d’une dalle de même mensuration ne dépasse pas les 150 000 DA. Le temps donne raison maintenant à ceux qui avaient avancé, lors de l’étude du projet, qu’il était préférable de doter ces maisons de dalles.
A. Chérif
