Quand le préscolaire devient un luxe

Pas moins de 10 enfants de cinq ans se sont vus refuser l’inscription dans le préscolaire au niveau de l’école Aït Ahmed dans la circonscription de Maâtkas. En effet, sous le motif qu’il n’y aurait plus de places, dès lors que l’établissement en question ne dispose que d’une seule division pédagogique censée ne pas dépasser les 25 élèves. Un collectif de parents issus des villages Aït Ahmed, Cheurfa et Lazithène a adressé une requête à l’inspecteur de l’éducation de la circonscription dans l’espoir de dégager une solution à cette gravissime injustice, mais jusque-là aucune alternative n’est proposée hélas et au grand désappointement de ces parents qui ne comptent nullement se taire.

Il faut préciser que l’inscription de ces 25 enfants aurait été faite sans aucun critère de sélection. a

« Comment diable, inscrire 25 bambins et en rejeter une dizaine ? Sommes-nous dans une République, oui ou non ? » ne cessent de clamer les parents d’élèves dont les enfants se sont vus rejeter leur demande d’inscription au préscolaire.

« L’école n’est pas une salle de cinéma pour qu’on nous avance des propos du genre ; c’est complet ! » ont martelé également des parents qui ne décolèrent toujours pas. Aussi, si ce fameux préscolaire si cher au ministre de l’Education n’est pas obligatoire, il n’en demeure pas moins qu’il constitue un droit pour ces mêmes parents s’ils désirent inscrire leurs chérubins de cinq ans. « Nous avons été menés en bateau durant plus d’un mois par les responsables locaux de l’éducation qui nous demandent de temporiser en attendant la dotation de l’école d’un nouveau poste, mais nous nous acheminons tout droit vers le mois de novembre alors que nos enfants sont toujours à la maison », s’indigne un parent qui ajoutera « nous allons demander audience au directeur de l’éducation et situer les responsabilités dans cette dérive ségrégationniste. « Nous exigeons une enquête sur la gestion du préscolaire au niveau de cette école ».

En tout état de cause, la tension est monté d’un cran ces jours-ci et l’affaire pourrait prendre une autre tournure si ces enfants ne rejoindraient pas les bancs de classe tout comme leurs camarades de 5 ans qui ont eu la chance d’être acceptés, nous ont affirmé quelques parents.

Idir Lounès