Trois ex-maires en course

Comme tout ailleurs, à l’heure actuelle, les élections locales occupent une place importante dans les discussions. Pour occuper les neuf sièges que compte l’Assemblée communale d’Aït Yahia Moussa, quatre partis politiques sont en lice. Il n’y a aucun changement par rapport aux élections partielles d’octobre 2005. Ainsi, le vingt-neuf novembre prochain, les électeurs auront à choisir leurs représentants dans quatre listes : RCD, RND, FLN et FFS. Pour le premier cité, qui a géré le mandat précédent, il a mis une autre fois sa confiance dans l’ex-maire, Ali Méziani. Alors que le parti de Hocine Aït Ahmed qui n’avait obtenu que deux sièges lors de l’élection précédente, il a placé en tête M. Mohamed Djebouri, qui avait lui aussi géré cette APC entre 1997 et 2002, puis élu à l’APW. Concernant ce parti, nous avons appris que de nouveaux militants ont été choisis, surtout que l’élu, M. Saïd Bougheda connu pour sa popularité a opté pour faire parti de la liste du RND. Le parti d’Ahmed Ouyahia a propulsé en tête un autre ex-P/APC, en l’occurrence M. Amar Benghanem qui était dans le FLN, puis dans la délégation communale exécutive. Finalement, un jeune militant, M. Rabah Menguellet, enseignant de son état, brigue le poste de maire sous la houlette du FLN. Il faudra donc s’attendre à une compétition serrée entre toutes ces têtes de listes qui, à un moment ou à un autre, ont eu à prendre les destinés de cette commune qui attend beaucoup. Car, il n’échappe à personne que le chef-lieu, l’ex-Oued Ksari, érigé au statut de municipalité en 1971 sur décret présidentiel ne s’est pas urbanisé. Donc, chacun de son côté va faire valoir son expérience pour donner un cou de pousse pour ce chef-lieu où l’on compte seulement environ une centaine de logements et les édifices publics : agence postale, mairie, centre de santé, maison de jeunes et un terrain de football. Quant aux unités de production, aucune n’a été réalisée dans cette commune qui compte plus de vingt-six mille habitants. Pour le moment, il n’ y a aucune tendance ni pour l’un ni pour l’autre. Quelques électeurs pensent qu’aucun parti n’aura la majorité absolue si bien que le recours à la coalition pointe déjà. Ce n’est peut être pas le moment, mais il faudra surtout attendre la campagne électorale pour voir mieux.

Amar Ouramdane