Les élections locales du vingt-neuf novembre prochain risquent de recomposer la carte politique dans plusieurs municipalités de la Kabylie où il y a de cela quelques années seuls le FFS et le RCD étaient présents. Il n’échappe à personne que le Parti des travailleurs de Louiza Hanoun ainsi que le RND d’Ahmed Ouyahia sont eux aussi d’autres acteurs à qui personne ne peut dénier la qualité de concurrents sérieux. A Tizi Ghennif, où le FFS avait obtenu la majorité absolue entre 1997 et 2002 (APC d’ailleurs bloquée), les choses se présentent différemment. Ainsi, pour cette fois, le PT se met en course en mettant sa confiance en la personne de Hocine Lekhal, élu sur la liste indépendante n° 2 de 2005, secondé par Zoreli, un autre militant de gauche. Alors que certains observateurs disent qu’au FFS “on n’est pas à la joie”.
Du côté du FLN, c’est toujours l’hémorragie quand on sait que huit candidats se seraient retirés de la liste. “Nous ferons l’anticampagne. Le moment n’est pas encore venu pour se prononcer sur le report de nos voix”, nous a déclaré dernièrement un infatigable militant du parti de Belkhadem, parmi les trente-six militants ayant remis leur démission au chef de Kasma de Tizi Ghennif et au Mouhafadh de Tizi Ouzou. Quant au RCD, il pourra comme d’habitude obtenir son siège. Du côté des indépendants, c’est la confiance. La tête de liste Amar Mansour nous a dit qu’il n’avait peur de personne. “J’ai mon électorat. Et d’autres, qui n’ont pas voté pour moi en 1997, en 2005 vont me rejoindre car ils savent que je suis constant dans mes positions. Il ne suffit que de se référer à la collecte de signatures. Je n’ai eu aucun problème”, avait-il ajouté. Une autre liste indépendante a été conduite par Mohamed Djidda, un ancien cadre de l’Ecole nationale d’administration (ENA), et qui a occupé diverses hautes fonctions à la wilaya de Tizi Ouzou, dont celle du directeur de la réglementation et des affaires locales. Cette deuxième liste a été renforcée avons -nous appris, par de hauts cadres technocrates qui pensent que la course sera sevrée, tout en donnant comme concurrents sérieux les indépendants. Avant même le huit novembre, date, du début de la campagne, les partis en lice affûtent leurs armes en quête des sièges parmi les onze prévus pour cette APC dont les enjeux sont nombreux. “On espère qu’il n’y aura pas un autre blocage, car depuis 1997, rien n’a bien fonctionné ici”, a relevé un commerçant de la ville.
Amar Ouramdane
