Fidélité », qui a fait ses premières armes lors des législatives du 17 mai dernier prend de plus en plus d’ampleur dans la vallée de la Soummam, pour s’imposer dans l’échiquier électoral et prendre la forme d’un mouvement politique. Il s’avère que pas moins de cinq listes « Fidélité » sont déposées au service de la wilaya pour participer à la course des communales du 29 novembre prochain, représentant ainsi cinq communes, dont Amizour, El Kseur, Kendira, Chemini et Adekar.
A Amizour, lieu de naissance de ce mouvement formé en quasi-totalité de dissidents du parti RCD suite aux péripéties entourant l’affaire du projet Alexo, ce sont des élus de l’APC dont le maire sortant ainsi que certaines figures du mouvement associatif local qui se sont mis sous la casquette « fidélité » pour rentrer en lice aux locales prochaines.
Lors d’une AG tenue dans la soirée du jeudi dernier, des sympathisants et candidats indépendants de cette liste fidélité ont débattu de la stratégie à mettre en œuvre pour entamer la campagne électorale qui s’annonce pour bientôt.
Ayant géré les affaires de leurs communes durant deux années, un bilan de l’exécutif a été présenté et l’on s’annonce à faire dans la continuité pour achever certains projets en cours et envisager, avec une expérience acquise, à créer un déclic au développement d’une commune en hibernation, malgré les atouts qu’elle recèle.
Les candidats indépendants de la liste Fidélité, qui sera conduite par le P/APC sortant, savent d’ores et déjà que l’épreuve électorale n’est pas chose facile, surtout dans une commune où neuf (09) listes sont retenues pour la même échéance, dont cinq partis politiques, à l’exemple du FLN, RCD, RND, FFS et MEN.
En s’appuyant sur le bilan de leur mandat ainsi que le soutien affiché par le mouvement associatif qui leur ait acquis, les indépendants « Fidélité » s’apprêtent à affronter des citoyens mécontents de leur gestion. Un bilan qui pourrait donc être une arme à double tranchant. Quand aux autres communes sus-citées, il est trop tôt pour savoir le degré d’ancrage de ce « mouvement ».
Nadir Touati