Ulac smah, ulac

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l Et 53 dans l’oeil de la main invisible ! C’est pour la 53e fois ara d-fghent tbehnuqin blanc, vert et rouge. Cette fois-ci, nos couleurs nationales canonisent djazair el âiza wa el karama. Et cinq dans l’œil du jaloux ! Au tout début, au lendemain du “mythe fondateur de la nation algérienne”, tibehnuqin-nnegh étaient persuadées que “Lezzayer n lwaldin tehia s idamen n cuhada !” et que c’est fini ifuk rebbi lhif. Elles étaient belles tbehnuqin-nnegh qui étaient sorties en 62 respirer la liberté. Il était beau l’heureux épilogue d’une guerre menée par irgazen d tlawin anonymes qui refusaient, refusent et refuseront toujours de voir leur idéal pris en otage par une triste attestation communale. Juillet 62 était beau, authentique et prometteur. Et cinq dans l’œil du jaloux! Oui, vraiment. Mais quelques secondes plus loin, Ben Bella décide de mettre un terme à la récré. Il confisque les espoirs démocratiques, brodera tibehnuqin qui conviennent au Caire et, histoire de préserver sa forme révolutionnaire, ira jouer au foot. Et cinq dans l’œil du jaloux ! Quelques minutes plus loin, Boumedienne siffle la fin de la partie et qerara au nom du Conseil de la révolution de mettre en place de nouvelles règles de jeu. Avant de débarquer sur une plage d’Oranie, voire même lorsqu’il était étudiant à El Azhar, il avait déjà prévues de nouvelles tibehnuqin à l’Algérie de ses fantasmes. Ainsi, ixadagh-d s yisegni calibre 12 tibehnuqin socialistes. Il inventera quatre révolutions, mille villages agricoles, les constantes et le bon dos de la main invisible. Et comme le socialisme de Boumèdienne est intellectuellement aux antipodes de celui d’Ernesto Rafael Guevara, tamurt subira une ichtirakia spécifique : un socialisme arabo-islamo-baâthiste. Le terrain est déjà balisé aux apprentis talibans. Et cinq dans l’œil de la main invisible !

Avec Chadli, Tamurt aura droit à tibehnuqin couleurs kiwi et gruyère. Imdanen se défoulaient devant les souks el fellah, pendant que waghzen, que personne ne semblait voir venir, gagnait du terrain. Les thawabet sont surprises par octobre 88. Boum et cinq dans l’œil du jaloux ! On croyait vraiment que tibehnuqin allaient retrouver leurs véritables couleurs. Ala ! Comme il a dit lui : ur tengir, ur teqqim. Tibehnuqin de novembre sont toujours en otage et la main invisible a toujours bon dos. Mais, malgré tout “tahia el djazair !”

P.S : En ce 1er Novembre 2007, des enseignant(e)s contractuels de tamazight sont en grève de la faim. Leur état de santé se dégrade. Je leur exprime mon soutien et je leur dit : Vive tibehnuqin-nwen !

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