Retards tous azimuts

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En effet cet établissement est toujours en chantier et sa réception totale et définitive prendra encore de longues semaines, voire plusieurs mois. Cet établissement qui a reçu pour un premier démarrage cinq divisions de première et deuxième année secondaire n’est doté ni d’AEP— d’où le recours à l’approvisionnement par citernes, ni de l’électricité — le courant est ramené de manière anarchique — et encore moins de chauffage, les équipements existent, mais ne sont pas opérationnels, alors que l’établissement est implanté au pied du Djurdjura avec son climat rigoureux. Un climat exceptionnellement rude, à la limite du supportable. Les VRD avancent à pas de tortue, les étudiants pataugent dans la boue argileuse aussi collante que de la glue. Notons enfin que la bibliothèque est inexistante et le réfectoire n’est pas encore mis en service. Un état des lieux qui n’a pas échappé à l’œil scrutateur et vigilant du wali lors de la visite qu’il a effectué ce 1er novembre à Saharidj et qui a provoqué son courroux. Le premier magistrat de la wilaya a été indigné en constatant qu’en plus de toutes les carences relatées, la clôture qui devrait être réalisée en dur a été remplacé par un simple grillage “Zimerman” et cela, du côté sud de l’établissement, bordé par la forêt, lieu de prédilection de tous les délinquants de la localité. Ce grillage provisoirement réalisé est loin d’assurer la sécurité de ceux qui fréquentent ce lieu de savoir. Les services techniques chargés du suivi de ce projet ont été réprimandés par le wali. Espérons que la réaction de ce haut responsable ne s’arrêtera pas à une simple colère et sera suivie d’effets à court terme, car quelle que soit la volonté du personnel chargé du fonctionnement de cet établissement, ni eux ni les étudiants ne pourront résister aux affres de l’hiver proche dans de telles conditions. Signalons que ce lycée est implanté sur le flanc d’une haute colline, exposée aux vents dominants de l’Ouest qui n’ont rien à envier au mistral de la Sibérie. Il est illusoire d’espérer un bon résultat de cet établissement du secondaire, avant que toutes ces contraintes ne soient levées. Une lourde responsabilité donc pour les responsables de l’éducation qui sont engagés dans une course contre la montre pour équiper ce nouveau lycée d’un minimum de confort avant l’arrivée de l’hiver, lequel s’annonce déjà.

Omar Soualah

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