De ses réponses aux nombreuses questions des confrères, il en ressort que la probable qualification des Verts à la prochaine CAN ne relève, peut-être, pas de l’impossible mais qu’ «il ne faut pas trop espérer» que les Algériens aillent en Afrique du Sud en 2010.
«Ce sera très difficile» n’a-t-il cessé de répéter quant à sa nouvelle mission.
Lui qui a eu à diriger la sélection cinq fois durant, avec les résultats pas toujours flatteurs qui en ont résulté, il est à se demander ce qui l’a motivé à refaire l’expérience. A ce propos et en réponse à une question, Rabah Saadane a répondu qu’il a aujourd’hui gagné davantage en maturité et qu’il ne pouvait refuser de prendre les rênes de cette sélection en dépit de la désapprobation de son proche entourage.
Sur la composition du staff technique, médical, administratif et autre entraineur des gardiens de buts, Saâdane est resté très évasif. Se contentant juste de dire que d’ici deux mois tout sera mis en place en raison des moyens que la Fédération compte mettre en place afin d’assurer les émoluments de tout un chacun. Hormis l’adjoint, Djelloul Zohir qu’il avait eu à connaître lors de son passage à l’Entente de Sétif et à un degré moindre l’entraineur des gardiens de buts qui serait Abdenour Kaoua, actuellement au Qatar, le reste de son équipe n’est toujours pas connu.
Il a, en revanche, souligné qu’un autre adjoint pourrait faire son entrée. «Ce sera quelqu’un qui doit avoir une expérience des terrains, donc un ancien joueur, mais surtout un ex-professionnel», a-t-il précisé. Des noms ont circulé dans la salle, tels que Djamel Menad, Moussa Saïb, mais le conférencier est resté muet sur la question. Un autre nom a été cité, en l’occurrence Djadaoui actuellement au centre de formation du club francais F. C Sochaux, il aura pour tâche de prospecter dans l’Hexagone de jeunes Algériens aptes à endosser le maillot national en plus, a-t-il ajouté, de l’organisation de stages. Se voulant très communicatif avec les médias, le nouveau sélectionneur national a mis en exergue la possibilité d’organiser des points de presse avant et après les regroupements tout en précisant qu’il préférait s’occuper de son travail au lieu de s’adonner à la «Tchatche» avec les journalistes. Mais ces derniers ont été priés de ne point s’occuper du montant de son salaire qui aurait été aligné sur celui de son prédécesseur, Michel Cavalli.
Par ailleurs, à chaque fois que la question des résultats était mise sur le tapis, Rabah Saâdane n’omet pas de souligner que les Verts ne se sont pas qualifiés à la plus importante manifestation footballistique du continent depuis 2004. Probablement pour insinuer qu’il lui sera difficile d’atteindre cet objectif. Jamais deux sans trois quoi !
En définitive, au moment où on s’attendait à un renouveau dans les rangs de la sélection nationale qui n’est jamais tombée aussi bas, l’on constate que le discours de celui à qui les pouvoirs publics ont confié le sort ne prête vraiment pas à l’optimisme. «Je sais que si je perds, on me tombera dessus, mais je promets de faire le maximum».
Yannis Zafane
