Trop cher le transport

Partager

Les tarifs du transport de voyageurs pratiqué par les transporteurs privés sont jugés excessifs, particulièrement pour les lycéens et autres ouvriers qui déboursent quotidiennement 40 DA pour un trajet d’à peine 6 km entre la ville de Saharidj et le chef-lieu de daïra. Auparavant, les transporteurs justifiaient cette surfacturation en raison de l’état de la route ce qui engendrait de fréquentes pannes, mais maintenant que cette route est réaménagée et même modernisée rien ne justifie le maintien de ce tarif hors normes selon la réglementation en vigueur. Et avec une piètre prestation la plupart des fourgons assurant la navette entre les deux villes sont dans un état de délabrement avancé, démunis de tout confort, usés par de longues années de…

“travaux forcés” et finissent par représenter un véritable danger public. L’état de ces moyens de transport en commun démontre on ne peut mieux que tout le tapage fait autour de la prévention routière est tombé dans l’oreille d’un sourd. Les appels quotidiens lancés par les gros médias et autres panneaux de sensibilisation à l’intention des routiers se perdent dans les ravins de ces contrées semi-sauvages ; le seul appel qu’ils écoutent est celui du gain facile au détriment des bourses et de la sécurité des voyageurs. Il fut un temps où les opérateurs exerçant dans ce créneau étaient obligés d’afficher la tarification sur les tableaux de bord bien en vue du client, et cela, pour les véhicules ne dépassant pas les douze places, pour les bus et minibus, ce sont des tickets qui sont exigés. La Direction des transport et autres organismes chargés de la surveillance et du contrôle de ce genre de véhicules doivent réagir et mettre un terme à l’anarchie qui prévaut depuis de longues années et, surtout, veiller à ramener la tarification à son niveau réglementaire. De nombreux ouvriers, pères de famille, des lycées dans la plupart issus de milieux pauvres, dans l’impossibilité de débourser

40 DA chaque jour, font ces douze kilomètres à pied. Ce trajet est un véritable calvaire en hiver par temps pluvieux entrecoupés par de fréquentes tempêtes de neige et des bourrasques de vent violentes.

Omar Soualah

Partager