La Dépêche de Kabylie

L’ex-GSPC mis en déroute par l’ANP

Ce bilan établi à partir des comptes-rendus de presse ne tient pas compte des terroristes éventuellement décimés lors du pilonnage des maquis. Les raids diurnes ou nocturnes sont régulièrement suivis de progression des forces militaires spéciales vers les lignes ennemies corconscrites, comme ce fut le cas tout récemment dans la zones sensibles de Ghzerwal surplonbant Sahel Boubarak et Baghlia, sur la route de Dellys. Hier encore, un contingent militaires procédait, à l’aide de gros engins au déminage de sentiers à la lisière de Zaâtra, plus proche de Zemmouri que de Si-Mustapha, toujours à l’est de Boumerdès.

L’on s’appesantit sur l’importance des moyens humains et matériels mis à contribution pour harceler sans répit les serriate sanguinaires d’El Ansar et d’El Arkam dont 15 éléments furent neutralisés. Une série de formidables coups de filet a eu lieu, en effet, durant les deux dernières semaines de Ramadhan à Sahel Boubarak, Thénia et Tidjelabine.

En même temps, les services de sécurité réussissaient des exploits similaires dans la wilaya de Tizi-Ouzou, avec au total cinq (5) terroristes neutralisés à l’intersection de Boghni. Ce fut un prolongement d’une autre action antiterroriste ayant permis, quelques jours auparavant, l’élimination de trois éléments de l’ex-GSPC à la sortie est de la ville des Genêts.

Intervenant également à l’est du pays, dans les maquis de Tebessa, les forces combinées de sécurité ont, depuis le 15 septembre dernier, mis hors d’état de nuire plus d’une vingtaine de terroristes dont certains auraient fait partie du commando islamiste ayant planifié l’attentat contre le chef de l’Etat en visite d’inspection et de travail à Batna le six (6) du même mois. Il y a eu aussi la capture et l’élimination d’autres terroristes tant à Chlef qu’à Sidi Bel Abbes ou à la périphérie de Blida.

Mais le gros des actions antitérroristes est mené, a-t-on constaté, en Kabylie et dans le Constantinois (englobant Annaba et Tebessa) où se concentrent les hordes terroristes de l’ex-GSPC.

La tâche n’y est guère aisée, puisque cette nébuleuse sanguinaire d’obédience salafiste ne cesse de grossir ses rangs de nouvelles recrues.

En octobre 2002, lors du Colloque internationale sur le terrorisme qui s’est tenu à Alger, on estimait le nombre de terroristes actifs à 700. Et entre 2003 et 2006, les opérations militaires avaient pratiquement mis en déroute ces groupes sanguinaires.

En seulement une année, l’on comptait une centaine de terroristes abattus. Maintenant, on fait surtout face à de nouvelles recrues enrôlées souvent de force, par les sbires de Droukdel. Et certains sussurent que 10 islamistes sont encore en cavale

Salim Haddou

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